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Archiv2016 24.11.2016 14:04

Il y a encore du pain sur la planche pour swiss granum

Lors de l’assemblée des délégués, Fritz Glauser a fait une rétrospective sur une première année de mandat «intéressante» en tant que président de swiss granum. L’interprofession reste confrontée à de nombreux défis, afin de de créer des conditions cadres pour le développement prospère des céréales, oléagineux et protéagineux indigènes.
  • Stephan Scheuner, le directeur swiss granum

Dans son allocution d’ouverture, M. Fritz Glauser, le président de swiss granum, a souligné les gros efforts fournis ces dernières années dans le secteur des oléagineux. Grâce à la collaboration de tous les acteurs du marché, les quantités excédentaires ont pu être réduites et une situation normale est à nouveau presque établie. En revanche, il a fait part de son inquiétude quant à un accord de libre-échange avec la Malaisie: «Ce faisant, nous perdrions une grande part de notre marché pour la production de colza et en particulier pour le colza HOLL».
La branche est également confrontée à des défis dans le secteur des céréales panifiables et fourragères. Notamment la protection insuffisante à la frontière pour les mélanges de céréales fourragers et l’abolition de la loi chocolatière. Une solution doit encore être trouvée pour ces deux thèmes. La répercussion de l’augmentation des coûts dans le domaine de l’étude variétale et par conséquent, la charge financière supplémentaire qui en découle pour la branche, est de son point de vue également incompréhensible. Dans ce contexte, il déplore une prise de position claire des responsables pour le secteur alimentaire suisse.

Après l’assemblée des délégués, les participants ont pu suivre trois conférences sur le l’approvisionnement en protéines en Suisse. En lien avec l’année internationale des légumineuses, Martin Rufer, responsable du département production, marché et écologie à l’Union suisse des paysans, a présenté plusieurs contradictions dans l’alimentation animale. Ainsi, plus de 75% des protéines utilisées dans l’alimentation des animaux de rente proviennent de Suisse. Dans les aliments concentrés, elles ne représentent en revanche que 15%. Rufer souligna que le problème ne provient non pas de l’augmentation de la demande mais de la baisse de l’offre indigène. Pour que la détention des animaux reste crédible, le but stratégique visé est un approvisionnement indigène minimal. Sur la base des coûts complets, Alexander Zorn, collaborateur scientifique chez Agroscope, a démontré la rentabilité des légumineuses. Selon lui, les causes pour la faible surface en Suisse sont, en comparaison au blé, des rendements inférieurs combinés à de fortes variations. En outre, la rentabilité dépend fortement des paiements directs. Une nouvelle approche sur l’approvisionnement en protéines présenta Xavier Patry, CEO d’Entomeal SA. La construction d’une installation de production de protéines à base de larves de mouche est prévue à Chiètres. Il décrit son projet comme un projet de valorisation des déchets organiques de la région en produits écologiques et durables destinés aux marchés en Suisse. Selon le planning, à partir de 55’000 t de déchets organiques, 3’500 t de protéines ainsi que 4’000 t d’engrais seront produites.

Engagement actif en faveur d’une solution alternative pour la «loi chocolatière»
Le directeur, M. Stephan Scheuner, a informé les participants sur les activités de l’année écoulée. Les rendements exceptionnellement faibles ne suffisent pas à couvrir les besoins indigènes des céréales panifiables. Swiss granum a pour cette raison demandé une augmentation du contingent d’importation de céréales panifiables de 30’000 t. Il présenta d’autres défis, avec lesquels swiss granum a été confrontés lors de l’exercice écoulée respectivement qui continueront à préoccuper la branche au cours du nouvel exercice. Swiss granum renforça son intention de trouver une solution alternative et fonctionnelle pour la « loi chocolatière ». Il est central que des ressources d’un montant d’au moins 95 mio de francs puissent être mises à disposition. Swiss granum attend de la confédération qu’elle honore son engagement, afin d’avoir un système durable.
Swiss granum a de nouveau pu fournir des chiffres fiables sur la récolte ainsi que des estimations de la qualité de la récolte à la branche pendant l’année écoulée. Rappelons que les estimations de la qualité sont présentées à la Journée de la qualité du blé. Les partenaires du marché se sont, en outre, accordés sur la reconduction des prix indicatifs de la récolte 2015 pour la récolte 2016. Ces données constituent la base pour la transparence sur le marché au niveau de l’offre souhaitée par swiss granum.

Journée de la qualité du blé
La Journée de la qualité du blé organisée conjointement avec l’Association pain suisse s’est déroulée parallèlement à ces conférences. Lors de cette journée, différents aspects de qualité ont été abordés par les orateurs de Suisse et de l’étranger le long de la filière. Différentes approches pour la mise en œuvre d’une communication commune à valeur ajoutée ont aussi été abordées. Les connaissances sur le comportement des achats et de consommation de pains, mais également sur les potentiels de différenciation en comparaison avec l’étranger ont été présentées dans le cadre d’une nouvelle étude de l’Association pain suisse. Enfin comme toujours, les résultats des essais variétaux ainsi que du recensement de la qualité de la récolte indigène de céréales ont été présentés.

source: Swiss granum
  • auteur
  •  Rédaction [RED]

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