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Nouvelles diverses 06.12.2017 08:34

Que mangent les jeunes enfants en Suisse ?

Le meilleur pour les tout-petits : aussi dans l’alimentation ? Les enfants reçoivent-ils tous les nutriments nécessaires à leur développement ? Comme le montre une étude de la Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires HAFL de la Haute école spécialisée bernoise, les parents suisses ont presque tout bon dans l’alimentation de leurs enfants.

Les 1000 premiers jours après la première division cellulaire sont cruciaux pour la santé d’un être humain, ce qui se traduit par d’innombrables recommandations alimentaires destinées aux femmes enceintes et aux jeunes enfants. Mais jusqu’à présent, on ignorait si ces conseils étaient appliqués en Suisse. Une étude commanditée par le producteur d’aliments pour bébés « Milupa » vient pour la première fois combler cette lacune. 

Une marge d’amélioration
En tout, 188 participants ont consigné ce qu’ils ont donné à manger à leurs enfants âgés d’un à trois ans. Thomas Brunner, professeur en comportement des consommateurs à la BFH-HAFL, et son équipe ont ensuite comparé les données avec les résultats d’études effectuées à l’étranger ainsi qu’avec les directives officielles. « Dans l’ensemble, l’alimentation des jeunes enfants en Suisse est adaptée », résume Thomas Brunner. « Certains points pourraient cependant être améliorés. »

Selon le directeur de l’étude, il faut agir sur les apports de vitamine D et de lipides. « Seuls 17 % des enfants de notre panel ont reçu des compléments de vitamine D », indique Thomas Brunner, alors que la Confédération recommande d’administrer des gouttes de vitamine D au moins jusqu’à l’âge de 3 ans – depuis peu même jusqu’à 18 ans. « Mais il se pourrait que les médecins ou les parents ne respectent pas cette prescription, ou n’en aient pas connaissance. » Il faudrait également mieux informer sur la qualité des graisses : « Le rapport entre acides gras saturés et insaturés n’est pas satisfaisant. »

Les recherches doivent se poursuivre
Par contre, l’interprétation des quantités de protéines et de fer est moins évidente. La teneur en fer ingérée est bien en-dessous des recommandations. Les enfants de l’étude étaient pourtant tous en bonne santé. « Une carence en fer à un jeune âge pourrait peut-être avoir des conséquences à long terme », fait remarquer le scientifique. « Mais il est également possible que les valeurs recommandées soient trop élevées. » Les recherches doivent encore se poursuivre.

Il met aussi en question la ration journalière recommandée d’un gramme de protéines par kilogramme de poids corporel. Cette quantité est dépassée de trois à quatre fois en Suisse. « Les recommandations ne correspondent pas à notre alimentation, qui contient habituellement beaucoup de produits laitiers », estime Thomas Brunner. Il serait donc plus logique de fixer une limite à un maximum de 15 % des besoins énergétiques totaux. En effet, une réduction de la consommation de produits laitiers pourrait causer d’autres problèmes, comme une carence en calcium.

source: HAFL
  • auteur
  •  Rédaction [RED]

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