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Production animale

Alternatives intéressantes pour l’affouragement

L’été très sec de cette année a conduit, dans de nombreuses régions d’Europe et de Suisse, à un manque extrême de fourrages de base. On peut limiter en partie ces effets négatifs en élaborant au bon moment une stratégie alternative d’affouragement.

La qualité du produit de base est une des clés du succès.

La qualité du produit de base est une des clés du succès. 

(fenaco GOF)

Publié le

Actualisé le

Responsable de la division des fourrages, de la literie et des sels, fenaco GOF

L’objectif est d’utiliser les capacités de l’animal, de s’approvisionner selon les besoins et malgré tout, dans la mesure du possible, de ne pas faire des achats de fourrages à un prix surélevé.

Planification de l’affouragement

Lorsqu’on affourage des rations alternatives, il est absolument nécessaire de procéder à un calcul précis de la ration. C’est le seul moyen de contrôler que les besoins nutritifs des animaux sont effectivement couverts et de fournir ensuite une complémentation efficace à l’aide d’un aliment composé et d’un sel minéral. Dans le cadre du calcul de la ration, il faut aussi établir la planification des fourrages pour l’hiver à venir. En effectuant un tel bilan de la situation, le chef/la cheffe d’exploitation évite de devoir acheter au printemps du foin ou des fourrages similaires à des prix élevés.

  • Établir un plan d’alimentation approximatif pour les 8 mois à venir. 
  • Examiner les effets d’un changement de ration et de la vente d’animaux sur le bilan fourrager. 
  • Examiner les coûts d’achat de fourrages supplémentaires et des rations. 
  • Agir rapidement et de manière prévoyante.

Mesures possibles

  • Les vaches haute performance et le jeune bétail de première année devraient recevoir des quantités de concentré plus élevées. A cette occasion, il faut toutefois veiller à ne pas surcharger la panse. 
  • Le fourrage de base de plus haute valeur est distribué en priorité aux animaux à haute performance (début de lactation) ainsi qu’aux veaux. 
  • Les bovins dont les besoins en nutriments sont plus faibles (vaches en fin de lactation, vaches taries, jeune bétail de deuxième année, vaches allaitantes) reçoivent également de la paille et des concentrés en remplacement du foin ou de l’ensilage d’herbe. 
  • Dans l’engraissement de bovins, il est possible d’économiser des fourrages de base en adaptant les quantités d’aliments concentrés (jusqu’à 55 % de la ration ou 3,5 à 5 kg selon l’ingestion de fourrages). 
  • Au moment d’acheter des fourrages supplémentaires, il faut veiller à la qualité et à la teneur en matière sèche (le prix doit être justifié). 
  • Le plan d’affouragement est un élément incontournable pour estimer la complémentation en énergie, protéine, structure, minéraux et vitamines (spécialement bêta-carotène).

Réévaluer la ration

L’ajout de paille, pour améliorer la structure de la ration, est recommandé avec des rations mélangées riches en maïs ou en énergie et hachées très courtes. Seules les meilleures qualités doivent être affouragées.

L’utilisation de paille dans la ration se fait pour plusieurs raisons: 

  • L’approvisionnement en fourrages est limité sur l’exploitation. 
  • Pour assurer l’efficacité de la structure de la ration. Pour diluer une ration riche en énergie, avec des ensilages pauvres en cellulose, particulièrement pour les vaches taries, les animaux affichant des performances plus faibles ou le jeune bétail dès le dixième mois de vie. 
  • Dans les rations qui présentent une teneur en matière sèche relativement faible (< 35 %) afin de l’augmenter au minimum à 40 %. 
  • En cas d’utilisation de grandes quantités de sous-produits provenant de la transformation de produits végétaux (pulpe de betterave, drêches de brasserie). 
  • Utilisation de la cellulose digestible contenue dans la paille, à titre de vecteur d’énergie.

Avec sa teneur élevée en fibres, la paille joue en rôle important en tant que « fourrage de structure ». La longueur des brins revêt par contre beaucoup d’importance sachant que plus la paille est hachée, plus l’ingestion de fourrage augmente. Des brins plus courts réduisent l’impact positif de la paille sur la structure de la ration et réduisent le temps nécessaire à l’ingestion d’une quantité donnée de fourrage (voir tableau).

Sels agricoles

Disponible à la LANDI

  • Sel bétail avec iode, 25 kg/50 kg 
  • Sel d’affouragement, 25 kg/50 kg 
  • Pierres à sel avec iode (blanches), 4 x 5 kg 
  • UFA Bloc de sel (blanc) avec sels minéraux, 4 x 5 kg 
  • Pierres à sel Agroline (brunes) avec sels minéraux, 4 x 5 kg 
  • Pierres à sel avec iode, 10 kg 
  • Pierres à sel KNZ/Salins du Midi, 25 kg 
  • Pierres à sel naturelles, 20 kg 
  • Pierres à sel Himalaya, 8 x 3,25 kg 
  • D’autres sels agricoles de la LANDI sont disponibles sous www.salz.ch/ fr/produits/sels-agricoles

Minex/Sels minéraux UFA

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D’autres sels dans l’assortiment

Sels de cuisine (p.ex. sel fromager), sels à dégeler, sels régénérants, sels pour le commerce et l’industrie ainsi que les sels pour le bien-être sont disponibles dans différents emballages.

Commandes et informations personnalisées auprès du Team Agro de votre LANDI.

Qualité

Pour la fabrication industrielle de paille hachée, on utilise premièrement de la paille de blé de bonne qualité. La paille longue est hachée, nettoyée, en partie dépoussiérée (réduction des germes) et défibrée mécaniquement. La paille défibrée est facilement digestible. Elle est disponible en balles de tailles et de poids différents (Anibric 20 kg et environ 300 kg; Vita 25 kg et environ 300/600 kg).

Une commande précoce est judicieuse, particulièrement cette année en raison des récoltes médiocres et de la situation tendue sur le marché.

Complémentation en nutriments

Une vache en lactation (30 kg de lait/jour) a besoin quotidiennement d’environ 40 g de sodium, soit l’équivalent de 80 g de sel bétail. Chez une vache tarie, les besoins en sel bétail sont de l’ordre de 20 à 30 g, sachant qu’il n’y a pas de perte via la production de lait.

Une carence en sodium se traduit par une baisse des performances et une diminution de la fertilité. L’apparition de symptômes prenant un certain temps, on peut en tirer des conclusions erronées sur l’approvisionnement en sodium. Comme la plupart des fourrages affichent de faibles teneurs en sodium, une complémentation avec du sel bétail et des sels minéraux est indispensable. L’herbe contient par exemple 0,2 g de sodium par kilogramme de matière sèche, ce qui ne couvre ni les besoins des vaches en lactation, ni ceux des vaches taries.

Assortiment

Le sel est un élément vital pour les animaux de rente. Le large assortiment couvre tous les besoins des animaux de rente et du gibier. Le choix et la composition de ces sels sont le fruit d’une longue expérience dans le secteur de l’alimentation animale. Les sels enrichis en iode et en minéraux sont également autorisés en Suisse dans l’agriculture biologique. En Suisse, le sel est principalement commercialisé par les LANDI. Outre le sel et les pierres à sel, le groupe fenaco-LANDI propose également d’autres produits contenant de l’iode et des minéraux (voir encadré). 

 

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