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Production animale

3 questions à Peter Spring

La Revue UFA pose trois questions à Peter Spring, responsable du domaine thématique Agronomie à la HAFL, concernant la détention et le bien-être des porcs et des volailles en Suisse.

Peter Spring, Responsable du secteur Agronomie, Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires (BFH-HAFL)

Peter Spring, Responsable du secteur Agronomie, Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires (BFH-HAFL)

Publié le

Qu’est-ce qui distingue nos systèmes de garde des porcs et des volailles de ceux de l’étranger ?

En Suisse, les systèmes de garde sont soumis à un développement constant largement axé sur le bien-être des animaux. Avec les années, nous avons interdit les systèmes tels que la garde des poules pondeuses en batterie ou des truies en logette, standards dans de nombreux pays. C’est important pour le positionnement de la production suisse, car de tels systèmes ne sont en aucun cas conformes aux besoins des animaux. L’accent du développement des systèmes étant placé sur l’animal, on a augmenté la surface par animal et accru la diversité de structure des systèmes de garde.

Où l’agriculture suisse affiche-t-elle des lacunes en matière de bien-être animal ?

Je vois principalement un potentiel d’amélioration important au niveau de problématiques spécifiques, comme le cannibalisme chez le porc ou le picage chez la poule. La thématique est complexe et nous n’avons pas de solutions toutes faites. Nous devons résoudre ces problèmes par une approche globale qui réunit l’élevage, l’alimentation, la garde et la gestion. Les développements doivent donc se concentrer sur des points faibles spécifiques et ne pas exiger systématiquement plus de place ou des cheptels plus réduits.

Que conseillez-vous aujourd’hui à une famille paysanne qui veut construire une nouvelle étable ?

Le système doit être bien adapté au marché. Si le canal de commercialisation est disponible, il faut mettre à profit les exigences supplémentaires et les opportunités offertes par les programmes de bien-être animal de la Confédération (SRPA et SST) ainsi que par le marché des labels. Il me semble très important, en plus du bienêtre des animaux, de veiller particulièrement à intégrer des éléments qui réduisent les émissions. Il y a du pain sur la planche dans ce domaine. Il est souvent difficile d’anticiper ce qui sera exigé dans cinq ou dix ans, mais les systèmes devront définitivement être pauvres en émissions à cette date. Par ailleurs, compte tenu du coût élevé de la main-d’œuvre, il convient d’accorder une attention particulière à l’efficacité du travail.

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