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Production animale

Le veau, premier maillon de l’engraissement

Cette année, les présentations organisées dans le cadre de la journée Toro étaient consacrées aux étables pour veaux. Collaboratrice auprès du Service Sanitaire Veaux (SSV), Corinne Bähler a expliqué les principaux points à respecter. L’après-midi, les quelque 110 participant·es ont visité le domaine agricole de la famille Probst à Laupersdorf. Outre l’engraissement de taureaux, les Probst élèvent aussi un grand troupeau de vaches allaitantes.

La nouvelle stabulation pour taureaux d’engraissement de la famille Probst, à Laupersdorf, où s’est déroulé le programme de l’après-midi de la journée U...

La nouvelle stabulation pour taureaux d’engraissement de la famille Probst, à Laupersdorf, où s’est déroulé le programme de l’après-midi de la journée UFA Toro 2022.

(Photo: Raphael Graf)

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Actualisé le

Employé marketing, UFA AG

Chez les veaux, une observation approfondie de l’anatomie des poumons aide à comprendre pourquoi les maladies pulmonaires les affectent aussi souvent. En comparaison avec les autres mammifères de même taille, la taille d’un poumon de veau est trois fois inférieure par rapport à leur poids corporel. Ainsi, lorsque l’air est pollué, les veaux inspirent trois fois plus de substances nocives. Chez le veau, le poumon se compose de 71 segments individuels séparés par du tissu conjonctif. Lorsque l’un de ces segments est infecté, les autres segments ne peuvent pas y remédier en fournissant des anticorps. Le tissu conjonctif empêche les poumons de se dilater dans la même mesure que chez les chevaux, par exemple. Lorsque certaines zones de leurs poumons sont infectées, les veaux doivent augmenter leur fréquence respiratoire pour inspirer suffisamment d’oxygène. « A partir du moment où un veau respire par la bouche, le traitement a peu de chance de réussir », affirme Corinne Bähler. Le SSV constate de plus en plus fréquemment que les veaux souffrent de pneumonies engendrées par des mycoplasmes. Ces minuscules bactéries ayant souvent tendance à muter et à pénétrer dans les cellules du corps, il est très difficile d’élaborer un vaccin. D’ailleurs, pour l’instant, aucun vaccin n’est disponible sur le marché.

Une étable pour toutes les saisons ?

Selon Corinne Bähler, en Suisse, « l’étable toutes saisons » n’existe pas. L’écart de température entre l’été et l’hiver est en effet trop important pour que cela soit possible. Corinne Bähler a constaté qu’en hiver, les veaux recherchent le soleil. En été par contre, ils privilégient les endroits ombragés, afin de se protéger des insectes. Les labels incluant les SRPA sont un défi supplémentaire, car ils impliquent qu’une partie de l’étable soit constamment ouverte. Dans la pratique, les étables disposant d’une adduction et d’une évacuation d’air mécanique ont fait leurs preuves. Idéalement, l’air est préchauffé en hiver. L’ammoniac est un gaz toxique qui ne peut s’échapper et être évacué vers le haut que si l’air ambiant est sec. En cas d’humidité ambiante élevée, celle-ci se lie avec l’ammoniac et reste au niveau du sol, où un lac d’ammoniaque peut se former. Les étables à veaux ne devraient dès lors pas être construites en forme de baignoire mais toujours disposer d’une évacuation au niveau du sol pour l’ammoniaque. Corinne Bähler tire la conclusion suivante : « Pour lutter contre l’ammoniac il faut que l’air soit sec. » La concentration en ammoniac ne devrait pas excéder 3 ppm. Les veaux ne sont pas à même de supporter des teneurs élevées dans l’air avant l’âge de six mois. Avant cet âge, les poumons sont sinon soumis à une pression excessive.

« Les veaux doivent au moins bénéficier d’une aire de repos suffisamment chaude. »

Corinne Bähler, SSV

La chaleur joue un rôle décisif

Jusqu’à 200 kilos de poids vif, les veaux devraient impérativement pouvoir se coucher sur une surface chaude ou être protégés du froid. Ce n’est qu’à partir de ce poids que la panse est en mesure de produire suffisamment de chaleur. En production porcine, les bâtiments abritant les porcelets sont généralement chauffés. Les étables à veaux ne doivent pas non plus être trop froides, afin d’éviter que ces derniers consomment de l’énergie pour maintenir leur température corporelle.

Engraissement de taureaux et vaches allaitantes

L’après-midi, les participant·es se sont rendus au « Schneehof », l’exploitation de la famille Probst à Laupersdorf. En hiver, la famille Probst élève 100 vaches Limousines et Angus qui sont estivées sur trois alpages durant l’été. En plus de cela, quelque 150 taureaux sont engraissés durant l’hiver. En avril, 100 remontes sont achetées et engraissées dans l’étable des vaches allaitantes, laquelle est vide à ce moment-là. Le domaine de « Schneehof » combine très bien l’élevage des vaches allaitantes et l’engraissement de taureaux. Tous les veaux ont accès à une aire qui leur est réservée, où ils reçoivent un complément de ration des taureaux d’engraissement. Celle-ci se compose de 75 % de maïs ensilage et de 25 % d’ensilage d’herbe. La ration est complémentée avec l’aliment d’engraissement UFA 234 - 2, qui est exempt de soja. La nouvelle stabulation à logettes surélevée pour les taureaux d’engraissement plus légers et le troupeau Angus offre beaucoup de place et de confort aux animaux. 

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