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Production animale

L'aide du vétérinaire: Pourquoi certaines vaches n’arrivent pas à se relever?

Les vaches qui n’arrivent plus à se relever souffrent soit d’un manque en minéraux ou en oligoéléments soit d’une blessure. Alors que les carences en minéraux ou en oligoéléments apparaissent souvent peu avant ou peu après le vêlage, les blessures empêchant une vache de se lever peuvent survenir à tout moment. Il arrive que ces deux problèmes soient combinés. Pour déterminer les causes et soigner l’animal, il faut donc réaliser d’autres analyses.

Kuh im Auslauf
(Photo: Eva Studinger)

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Actualisé le

Une carence en calcium est la principale carence survenant aux alentours du vêlage. A ce moment-là, les vaches doivent mobiliser énormément de calcium pour produire du lait. Les vaches concernées sont endormies voire comateuses. Leurs fèces sont consistantes et brillantes. Elles affichent souvent une sous-température et réagissent très rapidement à une perfusion en se relevant généralement peu après.

Ces dernières années, nous constatons néanmoins fréquemment que de plus en plus de vaches sont éveillées et mangent, sans parvenir à se lever. Très souvent, elles essayent de le faire mais n’y arrivent pas. Ces symptômes font penser à une carence en phosphore. Une telle carence est plus longue à compenser et nécessite donc souvent plusieurs perfusions. Il arrive aussi que les vaches se lèvent après la perfusion mais qu’elles soient à nouveau incapables de se relever douze heures après.

Le phosphore et le calcium sont des minéraux dont la régulation s’effectue via les hormones. 95 % de ces deux substances minérales sont stockés dans les os, les 5 % restants l’étant dans le sang. Lors du vêlage, les minéraux sont prélevés dans les os et l’intestin. Des erreurs d’approvisionnement pendant la période de tarissement, les réactions avec d’autres éléments minéraux et oligoéléments, le poids corporel, la qualité du fourrage et la lumière ont un impact sur le déroulement de transition entre le tarissement et le début de la lactation.

Les vaches souffrant de parésie que nous traitons présentent souvent une carence en phosphore. Alors que nos sols sont très riches en phosphore, les plantes en contiennent peu. Sachant que le pH du sol a tendance à diminuer et que les quantités d’urée baissent, les plantes ont du mal à prélever le phosphore. Les engrais de ferme porcins et avicoles sont par ailleurs moins riches en phosphore qu’auparavant.

Bon nombre de vaches qui ne parviennent pas à se lever souffrent d’une carence en phosphore.

Les vaches qui souffrent d’une carence aiguë en magnésium restent par terre et souffrent souvent de crampes. Ce type de carence survient surtout au printemps lorsque les vaches vont au pâturage. L’ingestion d’herbe ayant poussé rapidement et pauvre en structure et en magnésium engendre une telle carence. Les vaches concernées réagissent rapidement à une perfusion.

Un approvisionnement insuffisant en vitamine E et en sélénium peut être un autre motif de parésie. Une telle carence est probablement plus fréquente qu’on ne le pense. Nos sols sont pauvres en sélénium. Les inflammations et le fourrage souillé, par exemple par des mycotoxines, nécessitent par ailleurs une quantité importante de vitamine E et de sélénium.

Il arrive aussi que les vaches restent par terre suite à une blessure. Bien qu’étant de moins en moins musclées, nos vaches laitières restent néanmoins relativement lourdes. Dès lors, de faibles chocs peuvent déjà occasionner des blessures au niveau du bassin et des hanches. Nous devons fréquemment soigner des animaux souffrant de déchirures au niveau des articulations de la hanche ou de fractures. Ce type d’accident est souvent dû à des vaches en chaleur. Des déchirures musculaires apparaissent aussi parfois, surtout après le vêlage lorsque les hormones sécrétées détendent les ligaments.

Les carences en minéraux sont décelables dans le sang. En cas de déchirure musculaire et de fracture, une enzyme est souvent présente en concentration plus élevée dans le sang. Sachant que les problèmes de parésie sont multifactoriels et que les thérapies diffèrent, il vaut la peine d’effectuer une analyse sanguine. 

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