Production végétale

Céréales et oléagineux récolte 2019

C’est un record absolu: en 2017, un hectare de surface agricole suisse sur sept était cultivé en bio. La demande en céréales panifiables bio est très forte. La surface de colza bio va continuer à augmenter. Il convient de garder la production d’orge bio dans les limites des capacités de vente.

Les céréales panifiables bio continuent à bénéficier d’une bonne demande.

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fenaco GOF

Recommandation de culture bio

Alors que la récolte de céréales bio affichait en 2017 un niveau très élevé, le chiffre d’affaires des aliments bio atteignait un montant record de 2,7 Mrd de francs (2,5 Mrd en 2016), soit 9 % de parts de marché. Les Suisses consomment pour 320 francs de produits bio par an et par habitant (299 francs en 2016) et sont les champions au niveau mondial. Bio Suisse indique que 6423 exploitants agricoles de Suisse et du Liechtenstein produisent selon ses directives. Au 1 er janvier, 386 autres exploitations ont entamé la période de reconversion de deux ans pour obtenir le Bourgeon bio.

Excellents rendements en 2017

Même si les rendements ont été jusqu’à 40 % supérieurs à la récolte 2016, la qualité du blé panifiable bio était irréprochable: temps de chute et poids à l’hectolitre élevés et teneur en protéines de 13,05 %. La moisson d’oléagineux bio, de colza, de tournesol et de soja à tofu a elle aussi été abondante et a plus que satisfait la demande.

2017 est entrée dans les annales comme l’année des céréales fourragères bio. L’approvisionnement du marché en céréales fourragères, légumineuses à graines comprises, a fait un grand bond et atteint 78,4 % (39,6 % en 2016). Les augmentations de prix pour les aliments composés bio ont été un défi pour les éleveurs et les moulins. Bien que la quantité de maïs bio indigène ait brusquement triplé, il est toujours nécessaire d’importer du maïs bio pour couvrir les besoins des moulins.

Commercialisation 2017/2018

fenaco paie en moyenne aux centres collecteurs Maxi 107.50 Fr./dt pour le blé panifiable bio, 97.– Fr./dt pour le seigle panifiable bio et 116.– Fr./ dt pour l’épeautre bio. Le projet de culture de blé panifiable « Bourgeon de reconversion » a une nouvelle fois bénéficié d’une prime de 6.– Fr./dt s’ajoutant au prix indicatif du blé fourrager.

Les prix payés pour les céréales fourragères bio correspondaient aux prix indicatifs de Bio Suisse malgré un volume livré deux fois supérieur.

En ce qui concerne les quantités contractuelles, les prix versés étaient de 198.– Fr./dt pour le colza bio, de 144.– Fr./dt pour le tournesol bio LO, de 147.– Fr./dt pour le tournesol bio HO et de 210.– Fr./dt. pour le soja à tofu.

Conseils en matière de céréales panifiables

La demande de blé panifiable, principale culture, est très forte. Le seigle et l’épeautre bénéficient aussi de belles perspectives de vente. En général, seules les variétés de la liste bio (voir www.bioactualites.ch)sont demandées. Pour ce qui est du choix de blé panifiable, il faut tenir compte des conditions locales et de l’optimisation en termes de qualité boulangère. On peut conseiller les variétés issues de sélections d’Agroscope/ DSP: Lorenzo (à tige assez courte et résistante), Molinera (précoce et barbue) et Runal, une ancienne variété. Bien que Nara ne figure pas sur la liste en raison de sa paille extrêmement courte, elle est disponible comme semence multipliée en bio et est aussi commercialisée comme blé panifiable bio. L’avantage de cette variété est qu’elle se prête à une culture associée à un sous-semis. Fiorina a fait ses preuves comme blé de printemps. Dans la sélection GZPK, Wiwa demeure la principale variété. Pizza et Tengri existent en plus petites quantités.

Conseils en matière de céréales fourragères

La culture de céréales fourragères et de légumineuses à graines restera intéressante pour les exploitations en reconversion également, même s’il faut s’attendre davantage à des différences de prix ou de retenues sur les produits de reconversion, suite à l’augmentation des parts de marché en Suisse.

L’approvisionnement du pays en orge est en passe de devenir excédentaire. Il ne faut donc pas exagérer la part de l’orge dans l’assolement. Les surfaces de blé fourrager et de maïs doivent continuer à augmenter. En ce qui concerne la culture de blé fourrager, on a le choix entre les variétés Ludwig, Bockris et Ataro. Bockris, une variété à fort rendement, est toutefois exposée à la rouille jaune. Dans les années à venir, il faudra impérativement ajouter à la liste d’autres variétés résistantes et à fort rendement.

Pois protéagineux, féverole et lupin doux sont essentiels dans la rotation des grandes cultures bio et trouvent de bons débouchés sur le marché. Concernant les cultures mixtes, il est fortement recommander d’associer l’orge et les pois. Pour d’autres combinaisons, les exploitations doivent clarifier au préalable avec les centres collecteurs si une séparation est possible.

Il est clairement déconseillé, d’un point de vue commercial, d’intégrer l’avoine fourragère dans les cultures mixtes. Le marché alimentaire et le marché fourrager recherchent une avoine saine au poids à l’hectolitre élevé. Pour l’avoine d’hiver, il convient de privilégier la variété Wiland, pour l’avoine de printemps la variété Canyon.

Colza bio HOLL – Une première

Plusieurs transformateurs alimentaires ont manifesté de l’intérêt pour une huile bio résistante à la chaleur d’origine suisse. En vue de la récolte 2019, quelques centres Maxi passeront pour la première fois des contrats de culture de colza HOLL Bio Suisse. Le choix portera sur une semence non traitée de la variété hybride V316OL, mi-précoce, résistant à la verse et au phoma et à faible teneur en acide linoléique. Les producteurs intéressés sont priés de se renseigner en juin auprès de leur centre collecteur pour savoir si d’autres contrats de culture sont susceptibles d’être passés.

Conseils en matière d’oléagineux et de soja

Tous les oléagineux sont soumis à des contrats de production avec des centres collecteurs. Seuls certains centres Maxi bénéficient d’un volume d’attribution et passent des contrats de culture. Pour les oléagineux de reconversion, il n’y a pas de débouchés sur le marché des denrées alimentaires.

Dès la récolte 2018 le prix à la production pour le soja fourrager (Bourgeon et reconversion) tournera probablement autour de 120.- Fr./dt. Pour Bio Suisse, il n’existe pas de prix indicatif pour le soja destiné à la consommation humaine. Pour passer un contrat de culture de soja alimentaire avec l’un des six centres de collecte de soja actuels, il faut choisir une variété alimentaire riche en protéines avec hile incolore. Les principales variétés appropriées de source indigène sont Proteix, Aveline et Amandine. Le marché se développant lentement, les producteurs actuellement sous contrat seront privilégiés.

À partir des semis 2018, les cultures bio suisses comporteront deux types de colza, ce qui dynamisera la culture: la variété classique Sammy mi-précoce restera la référence; le colza HOLL de production suisse (voir encadré) sera récolté pour la première fois en 2019. D’ici la fin juillet 2018, on saura quels centres collecteurs prendront en charge quel type de colza.

Pour la culture de tournesol bio, on disposera respectivement pour les types LO et HO d’une variété principale non traitée. 

Auteur   Andreas Rohner, fenaco GOF, 8401 Winterthour, Tél. 058 433 64 91. L’interlocuteur pour la Suisse romande est Didier Kunkler, Tél. 058 433 64 01.

Informations supplémentaires sur la culture et la commercialisation des cultures sur le site www.fenaco-gof.ch Produits bio.

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