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Production végétale

Potentiel quantitatif inutilisé

Le Maxi-Event annuel de fenaco Céréales, oléagineux, matières premières est le lieu de rendez-vous des représentants de la branche céréalière. On y tire le bilan de la commercialisation de la dernière récolte et on y jette un regard prospectif sur la saison à venir.

Les conférenciers du Maxi-Event 2018 (de g. à dr.): Fortunat Schmid, Pierre-Yves Perrin, Martin Keller, Joseph von Rotz et Hansjörg Reiss...

Les conférenciers du Maxi-Event 2018 (de g. à dr.): Fortunat Schmid, Pierre-Yves Perrin, Martin Keller, Joseph von Rotz et Hansjörg Reiss.

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Collaboratrice scientifique, groupe de recherche extension cultures maraîchères, Agroscope

Maxi-Event 2018

L’unité d’activité fenaco Céréales, oléagineux, matières premières a organisé en avril dernier son Maxi-Event annuel à Kirchberg (BE). Elle y a informé les représentants des centres collecteurs Maxi et des LANDI.

Trop peu de blé fourrager

Selon Hansjörg Reiss, responsable de fenaco GOF, la production suisse de céréales fourragères est nettement insuffisante. Le problème n’est pas le manque de blé en général, mais l’excédent de blé panifiable.

D’après lui, la priorité est clairement mise sur la production indigène, et les importations ne doivent être qu’un complément. Pour soutenir le Swissness en production animale, il faudrait que le pourcentage de céréales fourragères indigènes soit le plus élevé possible, car les aliments fourragers font partie intégrante de l’élevage suisse. S’agissant des importations, on accorde surtout de l’importance au développement durable. Ainsi, les importations de protéines des deux dernières années ont davantage reposé sur du soja européen que sur du soja brésilien.

Excédents de stocks liquidés

« Nous démarrons la nouvelle campagne avec des entrepôts vides », a indiqué à propos du colza Joseph von Rotz, responsable du secteur commercial des produits alimentaires bruts. On a en effet non seulement vendu toute la récolte de colza, mais les excédents de stocks seront liquidés d’ici au 30 juin 2018. La réduction des attributions de quantités par la Fédération suisse des producteurs de céréales (FSPC) a dont atteint le but recherché.

Exploiter tout le potentiel

Les 470 000 t de céréales panifiables récoltées en 2017 représentent une quantité record depuis des années. Le marché a été allégé grâce au déclassement de 24 000 t de blé panifiable. Joseph von Rotz considère qu’il existe un potentiel quantitatif inutilisé pour les céréales panifiables suisses. Depuis des années, la mouture de céréales panifiables stagne à quelque 460 000 t par an. Or, si la consommation de pain et de produits de boulangerie par personne reste stable à 130 g par jour, la population suisse croît de 90 000 habitants par année; un mouvement accompagné par une augmentation des importations de produits finis et se-mi-finis. Il faut exploiter ce potentiel quantitatif pour les céréales suisses, estime Joseph von Rotz, d’après qui quatre éléments permettraient d’améliorer la situation: la solution de remplacement de la loi chocolatière, la création d’un stock de compensation, la promotion des produits avec le Swissness et les mesures de déclassement.

Marché bio

Joseph von Rotz a annoncé des prix de vente réjouissants sur le marché bio. Ils sont supérieurs aux prix indicatifs pour les céréales panifiables et y correspondent pour les céréales fourragères. Il n’y a pas de prix indicatif pour les oléagineux bio, mais les prix se situent à un bon niveau. Pour promouvoir les ventes d’oléagineux bio indigènes, fenaco Céréales, oléagineux, matière première met à disposition des panneaux d’information à placer au bord des champs, pour que la population soit sensibilisée à la culture biologique du colza, du soja et du tournesol suisses.

Par ailleurs, J. von Rotz a annoncé qu’il y aurait une attribution de quantités pour le colza HOLL bio.

Remplacer la loi chocolatière

Pierre-Yves Perrin, directeur de la FSPC, a présenté la solution qui doit succéder à la loi chocolatière à partir de 2019. Dès la récolte 2018, les producteurs paieront une contribution plus élevée au fonds d’allègement du marché, pour que le soutien aux exportations puisse continuer à être financé à partir de 2019. En compensation, les producteurs toucheront des paiements directs spécifiques de 120 francs par hectare de céréales.

25 ans de fenaco

Martin Keller, président de la Direction, est revenu sur l’histoire de fenaco société coopérative à l’occasion des 25 ans de la coopérative agricole. Celle-ci est née de la fusion de six fédérations régionales de coopératives, dans le but de fournir des agents de production avantageux aux producteurs et de soutenir ces derniers dans la commercialisation de leur production. 

Auteure   Verena Säle, Revue UFA  Prix de décompte  Les prix détaillés des décomptes finaux de fenaco GOF sont publiés dans la Revue UFA 04/2018.

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