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Production animale

Optimiser la marge brute par truie mère

Les fluctuations saisonnières de l’offre en gorets d’engraissement ont des conséquences majeures sur les prix et influent par conséquent directement sur le revenu des agriculteurs. Une analyse de la marge brute (MB) par truie mère montre que près de la moitié de la MB est réalisée durant les quatre premiers mois de l’année, ce qui donne des possibilités intéressantes d’optimisation de la gestion.

En début d’année, les porcelets commercialisés sont vendus trois fois 


plus chers qu’en automne. 

En début d’année, les porcelets commercialisés sont vendus trois fois  plus chers qu’en automne. 

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Actualisé le

Leiter Logistik Anicom

Associations et Secrétariat SEM, aaremilch AG

Creux estival

La MB par truie mère est calculée chaque année dans le cadre du programme d’élevage UFA2000. L’année passée, un éleveur de porcs a réalisé en moyenne une MB de 1439 francs par truie mère pour 24 porcelets sevrés (source: UFA2000), soit 300 francs de plus que l’année précédente. Calculée par porcelet sevré, la marge brute moyenne était de 60 francs.

MB proportionnelle par phase du marché

Pour les gorets d’engraissement, on peut subdiviser l’année en trois: une phase de forte demande et de hausse des prix de janvier à avril, une phase de baisse de la demande et des prix entre mai et août ainsi qu’une phase de stagnation des prix de septembre à décembre. Si l’on répartit linéairement les 24 porcelets sevrés par truie sur l’année (deux porcelets vendus par mois), on remarque la forte variation de la MB. Dans le cas de la répartition linéaire, près de 50% de la MB est réalisée durant les quatre premiers mois de l’année (graphique 1).Les différences d’un mois à l’autre sont très fortes. Ainsi, en 2016, la MB par porcelet était trois fois plus importante en mars (97 francs) qu’en septembre (32 francs) (graphique 2).

Conclusions pour les éleveurs

L’analyse de la MB montre qu’il faut vendre trois fois plus de porcelets en automne pour gagner la même chose qu’au printemps. Mais c’est durant la période la plus intéressante économiquement parlant que les éleveurs vendent le moins de porcelets, en raison du fameux creux estival.

Les calculs montrent qu’une adaptation de la production aux besoins du marché peut augmenter la MB par truie d’au moins 60 francs. Pour cela, il faut donc augmenter le nombre de saillies de 15% en juillet et en août et le réduire de 15% en février et en mars. Notons qu’avec cette modification, on produit le même nombre de porcelets. Les saillies supplémentaires durant l’été permettent toutefois de vendre davantage de gorets d’engraissement durant les mois plus rémunérateurs de février à avril. En revanche, il y aura moins de gorets sur le marché durant les mois peu rémunérateurs de septembre à novembre.

Mesures concrètes de gestion

En additionnant les 35 jours d’élevage des porcelets, les 35 jours d’allaitement et les 116 jours de gestation, on obtient une fenêtre pour les saillies supplémentaires de la semaine 32 à la semaine 41.

Des cochettes sont achetées durant les dix semaines précédentes et intégrées dans le troupeau jusqu’à la semaine 32. On saillit donc 10 à 15% de truies supplémentaires de la semaine 32 à la semaine 41. En appliquant le même système, on saillit moins de truies de la semaine 5 à la semaine 14, cette période étant mise à profit pour sortir des groupes les sujets vieux et inadaptés. 

Auteurs   Paul Steiner, responsable Logisitique et membre de la Direction d’Anicom; Beatrice Rufer, markeging et labels, Anicom, 3052 Zollikofen.

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