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Production animale

Phase de transition : veiller au grain

La période du vêlage est éprouvante pour la vache laitère. Avant, pendant et après la mise-bas, plusieurs facteurs peuvent la perturber. Elle doit être préparée dans des conditions optimales et avec le moins de stress possible.

Gérer au mieux l’affouragement et le mode de garde durant la période qui entoure le vêlage est déterminant pour la vache et s...

Gérer au mieux l’affouragement et le mode de garde durant la période qui entoure le vêlage est déterminant pour la vache et son veau.

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Période entourant le vêlage

La plupart des maladies qui affectent les vaches laitières surviennent dans les dix jours qui suivent le vêlage et trouvent leur origine dans la phase de tarissement. Les vaches doivent par conséquent être gérées avec grand soin durant la période qui précède et qui suit le vêlage. On sait que le stress a un impact négatif sur la santé. Or, à cette période, les vaches sont plus sensibles aux maladies, car leur système immunitaire est affaibli. Durant la phase de transition, l’approvisionnement en oligo-éléments et en minéraux est donc très important pour les défenses de l’animal. La phase de démarrage est également liée à un plus grand besoin en nutriments.

Période de tarissement

Un fourrage de bonne qualité (mais pas trop riche en énergie !) convient parfaitement pour la phase de tarissement. Les vaches taries devraient consommer des quantités élevées de fourrage sans engraisser pour autant. La phase de transition débute deux à trois semaines avant le vêlage, alors la vache se prépare à donner mettre bas. La tâche de l’éleveur consiste à habituer la vache à la ration qui sera distribuée en début de lactation, de manière à ce que sa panse s’y adapte. Un approvisionnement insuffisant en énergie avant le vêlage se traduit par un risque de cétose (acétonémie) plus élevé. Un apport insuffisant en protéine brute entraîne quant à lui une dégradation de la masse musculaire. Le déroulement de la phase de transition a un impact déterminant sur le risque de fièvre du lait. Une valeur DCAB (Dietary cation anion balance) inappropriée indique que le risque de fièvre du lait est plus important. Un rééqulibrage passe par la distribution d’un aliment enrichi en sels anioniques, comme l’aliment de transition UFA 261 par exemple.

Eviter le stress

Au cours de la période qui entoure le vêlage, il faut préserver la vache des facteurs de stress qui s’ajoutent aux changements intervenant au niveau des hormones et des besoins en nutriments. Plusieurs jours avant le vêlage, une vache ne devrait pas changer d’étable ou ne pas être intégrée à un nouveau groupe. Pendant la phase de transition, les vaches doivent avoir assez de places au cornadis pour éviter tout stress inutile.

Production de colostrum

Pendant les quatre semaines qui précèdent le vêlage, la vache produit également du colostrum. Pour que le colostrum soit le plus riche possible en anticorps, la phase de tarissement doit durer un certain temps. Une phase de tarissement de moins de six semaines réduit le pourcentage d’anticorps dans le colostrum. Outre la durée du tarissement, l’approvisionnement en énergie contribue aussi de manière déterminante à la concentration en anticorps. Un sur-approvisionnement tout comme un sous-approvisionnement en énergie ont un impact négatif. La teneur en anticorps du colostrum dépend aussi de l’apport en minéraux et en oligo-éléments.

Tous ces facteurs montrent que la phase de transition n’est pas seulement importante pour que la vache commence bien sa lactation mais également pour que son veau connaisse un bon départ dans la vie. Le respect de ces critère dans la gestion du troupeau et de l’affouragement est bénéfique pour la santé de la vache et de son veau. 

Aliment contenant de la béta-carotène pour la phase de tarissement

Le nouvel aliment pour phase de tarissement UFA 266 est taillé sur mesure pour couvrir les besoins des vaches pendant la phase de transition. Outre de nombreux autres ingrédients, UFA 266 contient de la provitamine bêta-carotène. Une faible teneur en bêta-carotène dans le fourrage se traduit par une carence indirecte en vitamine A et peut engendrer des troubles de la fertilité. Chez les veaux, une carence en bêta-carotène prétérite la croissance et augmente la sensibilité aux infections. Il a été prouvé qu’un apport ciblé en bêta-carotène au cours des deux semaines qui précèdent le vêlage augmente sa concentration dans le colostrum.

Auteur   Simon Schurtenberger, spécialiste bétail bovin au service technique UFA à Zollikofen

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