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Production végétale

De minuscules auxiliaires dans les serres

Les insectes auxiliaires rendent des services importants dans les serres, notamment pour lutter contre les ravageurs. A cet effet, il existe différentes espèces d’auxiliaires. Pour utiliser ceux-ci de manière optimale, il est important de savoir quel auxiliaire convient à quel ravageur et quel est l’objectif visé.

Les guêpes parasitoïdes Aphidius colemani sont efficaces contre les pucerons.

Les guêpes parasitoïdes Aphidius colemani sont efficaces contre les pucerons.

(Agroline Bioprotect)

Publié le

Product Manager, Agroline Bioprotect

Si les conditions qui prévalent sous serre sont idéales au développement de toute une série de ravageurs, elles favorisent heureusement aussi de nombreux auxiliaires. Pour utiliser ces derniers de manière efficace, il faut cependant tenir compte de certains paramètres, qui sont présentés ci-après.

Connaître ravageurs et auxiliaires

Pour déterminer quels auxiliaires utiliser, il est d’abord nécessaire d’identifier précisément les ravageurs en présence. En général, on distingue trois catégories d’auxiliaires capables de protéger biologiquement les plantes sous serre :

(1) Les prédateurs, se nourrissant directement du ravageur ou de ses œufs. Parmi eux figurent les cécidomyies contre les pucerons ou les acariens prédateurs contre les thrips et les tétranyques tisserands. Les acariens prédateurs peuvent aussi se nourrir de pollen et ne dépendent donc pas exclusivement du ravageur pour se reproduire.

(2) Les parasitoïdes, qui commencent par pondre leurs propres œufs à l’intérieur ou sur les œufs, larves ou pupes des ravageurs. Les larves qui éclosent se nourrissent ensuite du ravageur, quel que soit son stade de développement. Les parasitoïdes comprennent par exemple les guêpes parasitoïdes, qui utilisent leur dard pour pondre leurs œufs dans l’hôte. Une autre micro-guêpe se développe ainsi dans le corps du puceron parasité. Les parasitoïdes sont très spécifiques à l’hôte et ne sont utilisés que contre un petit nombre d’espèces.

(3) Les pollinisateurs (p. ex. bourdons et abeilles sauvages), qui contribuent à protéger les plantes, même s’ils n’ont pas de fonction de lutte contre les ravageurs.

Chaque auxiliaire présente des besoins spécifiques par rapport à son environnement. Ainsi, la température, la luminosité et l’humidité sont des paramètres qui peuvent varier d’un auxiliaire à l’autre.

Garder les changements à l’œil

En 2023, les brusques changements de température, de taux d’humidité et de l’activité des plantes ont grandement compliqué l’utilisation des auxiliaires dans les serres. Toute adaptation à des changements rapides de l’environnement provoquant un stress chez les plantes et les auxiliaires, il est essentiel de bien connaître les besoins des premières ainsi que le mode de fonctionnement des deuxièmes. Par ailleurs, l’augmentation du nombre de ravageurs due au climat pose sans cesse de nouveaux obstacles à la protection des plantes. 

Notre conseil

Autres mesures pour favoriser les auxiliaires

– Installer dans les cultures principales des plantes mellifères ou autres plantes qui attirent les auxiliaires, telles que les cataires ou les alysses. Ces deux espèces produisent beaucoup de nectar, attirant et retenant les auxiliaires dans les serres. De plus, elles favorisent une utilisation ciblée des auxiliaires.

– Placer des dispositifs de nidification autour des serres, offrant un refuge aux espèces naturellement présentes et les maintenant ainsi à proximité des cultures à protéger.

– Faire appel à Agroline, qui propose par exemple des conseils avisés ainsi que des contrôles réguliers dans les serres.

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