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Production végétale

Meilleur écoulement grâce au swissness

Les quantités réjouissantes de céréales panifiables et d’oléagineux récoltées ainsi que la demande accrue en matières premières suisses contribuent à la hausse des ventes. La qualité interne des céréales panifiables est inférieure à celle des trois excellentes dernières années. Le décompte final de fenaco est inférieur à celui de 2019 pour les céréales panifiables et supérieur pour le colza.

La bonne récolte 2020 est seulement légèrement inférieure à celle de l`année précédente.

La bonne récolte 2020 est seulement légèrement inférieure à celle de l`année précédente.

(Jean-Pierre Burri)

Publié le

fenaco Céréales, oléagineux et matières premières

Avec près de 448 000 t, les récoltes de céréales panifiables ne sont que légèrement inférieures à celles de l’an passé. Pour la quatrième fois consécutive, les quantités se sont révélées considérables. L’humidité à la récolte, le poids à l’hectolitre et le temps de chute étaient tous satisfaisants. La teneur en protéines, et avec elle la qualité interne, ne sont pas parvenues à égaler celles des trois années précédentes. La météo favorable durant la période des moissons a permis une récolte sans accrocs avec peu de pertes de qualité. Compte tenu des excédents de l’année précédente et des quantités récoltées, la Fédération suisse des producteurs de céréales (FSPC) a décidé assez tôt de déclasser quelque 21 000 t de céréales panifiables dans le secteur fourrager, contribuant ainsi à une nouvelle hausse de la qualité sur le marché des céréales panifiables.

Meilleur écoulement des céréales panifiables indigènes

En 2020, 38 000 t du contingent d’importation de blé tendre de 70 000 t annuellement disponible ont été utilisées. Il s’agissait principalement d’importations de spécialités. Les 32 000 t restantes du contingent ont été biffées fin 2020 au profit de la marchandise indigène. Le fort engagement des partenaires d’un bout à l’autre de la filière boulangère, la bonne disponibilité de la marchandise indigène ainsi que la demande croissante en matières premières d’origine suisse ont permis cet écoulement supplémentaire.

Gestion des quantités

Malgré des mesures d’allègement du marché, les quantités considérables récoltées ces quatre dernières années ont entraîné une hausse importante des réserves, notamment de blé de la classe II. La bonne qualité des réserves de blé de la classe Top permettra de l’écouler ultérieurement dans le secteur des céréales panifiables.

Il n’y a pratiquement pas de réserves de blé de la classe I, toutes les récoltes des dernières années ayant pu être commercialisées dans le secteur des céréales panifiables. Les réserves actuelles de blé de la classe II pèsent fortement sur le prix final. Bien qu’il soit pertinent de disposer de réserves de taille raisonnable pour pouvoir compenser de mauvaises récoltes, ce système a aussi ses limites : d’une part, les excédents occasionnent des frais constants de logistique, de manipulation et de stockage, et, d’autre part, ils « bloquent » des capacités de stockage pour la récolte suivante.

La gestion des quantités, et avec elle l’équilibre entre l’offre et la demande, influencent considérablement la stabilité des prix. De leur côté, les producteurs peuvent grandement contribuer à cet équilibre en appliquant les recommandations culturales dans la pratique.

Bilan global du blé

En Europe, la récolte de blé a été nettement plus faible qu’en 2019. Cependant, on table sur une progression à l’échelle mondiale, car de nombreuses régions ont enregistré de bonnes récoltes. Malgré cela, les prix internationaux du blé ont considérablement augmenté. Cette évolution s’explique principalement par les besoins élevés en matières premières de la Chine et les taxes à l’exportation introduites en Russie.

Prix justes

Le bilan quantitatif très satisfaisant en Suisse, les mesures d’allègement du marché et les frais liés aux excédents de stock influencent plus ou moins fortement le prix du décompte final du blé panifiable suivant les classes. Le dialogue avec nos partenaires a permis d’obtenir des prix corrects et, grâce à un bon approvisionnement, d’écouler des volumes supplémentaires de marchandise indigène dans le secteur boulanger en compensation pour les importations. Les prix finaux moyens de fenaco aux centres collecteurs Maxi, après déduction des frais de commercialisation, s’élèvent à CHF 49.– pour la classe Top, à CHF 47.75 pour la classe I, à CHF 43.50 pour la classe II et à CHF 46.– pour le blé biscuitier A (sous contrat), pour 100 kg, TVA exclue. Le graphique 2 présente les prix finaux de chaque classe en comparaison avec les années antérieures et les frais de stockage moyens par 100 kg. Outre ces prix, le stockage du blé panifiable a occasionné des coûts moyens de CHF 2.25 / 100 kg. La majeure partie de cette somme a été versée aux centres collecteurs sous forme d’indemnités de stockage. Les décomptes individuels tiennent compte de la date de livraison, des liaisons logistiques et de la qualité livrée. Les centres collecteurs établissent quant à eux le décompte final à l’intention des producteurs selon leurs spécificités. Le résultat peut différer des prix susmentionnés.

Quantités réjouissantes de colza

Avec un volume de 88 000 t, les récoltes de colza ont été certes inférieures aux quantités attribuées par la FSPC, mais elles dépassaient de 20 000 t le niveau de l’année précédente, avec une surface en légère progression.

Les prix à l’importation des huiles végétales de la plupart des catégories de qualité ont été légèrement supérieurs à ceux de 2019 pendant la période de commercialisation, avec des fluctuations considérables. Les prix des tourteaux de colza n’ont pas influencé le prix final. Avec 12 200 t, les récoltes de tournesol sont inférieures d’environ un tiers à celles de l’an passé, et ce en raison d’une réduction des quantités attribuées pour la récolte 2020. Les fèves de soja récoltées en 2020 ont été entièrement commercialisées dans le secteur fourrager.

Les prix finaux moyens de fenaco aux centres collecteurs Maxi, après déduction des frais de commercialisation, s’élèvent à CHF 87.50 pour le colza HOLL, à CHF 81.50 pour les variétés classiques de colza, à CHF 83.50 pour le tournesol HO, à CHF 79.– pour les variétés classiques de tournesol et à CHF 46.– pour le soja, pour 100 kg, TVA exclue. Outre ces prix, le stockage a occasionné des frais moyens de CHF 1.73 / 100 kg pour le colza, CHF 1.66/100 kg pour le soja et de CHF 2.97 / 100 kg pour le tournesol. Ces indemnités de stockage ont été majoritairement versées aux centres collecteurs. Le graphique 3 illustre les décomptes de fenaco par rapport aux années précédentes. 

Paiement final bio (Bourgeon et Bourgeon Reconversion)

Après déduction des coûts de commercialisation (TVA exclue), fenaco a payé les prix suivants pour les produits de la récolte bio 2020 aux centres collecteurs Maxi (qualité de base sans suppléments ni déductions pour 100 kg ; B = Bourgeon, BR = Bourgeon Reconversion) :

Céréales panifiables bio : blé B CHF 101.– (prix indicatif CHF 101.–), blé BR CHF 92.–*, seigle B CHF 89.– (prix indicatif CHF 89.–), épeautre B CHF 109.– (prix indicatif CHF 109.–), avoine à flocons B CHF 77.–.

Céréales fourragères bio B / BR et légumineuses à graines B / BR : prix indicatifs valables pour la récolte 2020

Oléagineux bio : colza B CHF 195.–*, colza HOLL B CHF 195.–*, tournesol LO B CHF 144.–*, tournesol HO B CHF 147.–*, soja « Tofu » B CHF 210.–*

* Les prix pour les cultures obligatoirement sous contrat s’appliquent uniquement aux quantités contractuelles attribuées.

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