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Production végétale

Eléments nutritifs pour les plantes

Certains nutriments sont essentiels aux plantes pour leur survie, tandis que d’autres restent très utiles lorsqu’ils sont disponibles. Plusieurs méthodes permettent de vérifier s’il existe des carences. Pour pallier ces dernières, il faut tenir compte des interactions entre les éléments concernés.

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(UFA-Revue)

Publié le

Consultant, LANDOR

En parlant de nutriments pour les plantes, on vise surtout ceux qui sont indispensables à la survie et à la croissance de ces dernières, à savoir les nutriments dits « essentiels ». Outre les éléments fondamentaux que sont le carbone (C), l’oxygène (O) et l’hydrogène (H), ils comprennent certains macroéléments et microéléments.

Essentiels ou utiles

En l’état actuel des connaissances scientifiques, quatorze nutriments sont considérés comme essentiels. Parmi eux figurent les six macroéléments suivants : azote (N), phosphore (P), potassium (K), magnésium (Mg), soufre (S) et calcium (Ca) ; on y retrouve aussi les huit microéléments ci-après (aussi appelés « oligoéléments ») : bore (B), cuivre (Cu), chlore (Cl), fer (Fe), manganèse (Mn), nickel (Ni), zinc (Zn) et molybdène (Mo). S’agissant des premiers, plusieurs kilos par hectare sont requis, tandis que quelques grammes (par ha) suffisent pour les deuxièmes.

Les autres nutriments que les plantes peuvent assimiler sans que ceux-ci soient indispensables à leur survie sont réputés « utiles ». Il s’agit des éléments suivants : sodium (Na), aluminium (Al), cobalt (Co), sélénium (Se) et silicium (Si). Considérés comme des fortifiants végétaux, ils jouent un rôle important pour accroître la résistance au stress des plantes ainsi qu’assurer un bon rendement et une qualité optimale.

Facteurs de risque des carences

Il n’est pas toujours aisé de savoir reconnaître et surtout d’interpréter correctement une carence en nutriments, laquelle résulte souvent de facteurs multiples. Par exemple, dans le cas de sols très secs, les plantes peinent à absorber l’eau et ainsi, les nutriments véhiculés par celle-ci. S’agissant de la résorption de ces derniers, le sol représente la variable la plus importante. Ainsi, Bpar exemple, les sols tourbeux et les sols minéraux très altérés sont souvent totalement dépourvus des éléments nutritionnels requis. La plupart des autres sols comportent généralement assez d’éléments, ce qui ne garantit cependant pas toujours que ceuxci soient disponibles ou sous la forme adéquate pour les plantes. Sur ce plan, le pH du sol joue un rôle significatif, car c’est lui qui détermine la disponibilité chimique des éléments (cf. graphique 1).

Diagnostiquer les carences

L’évaluation visuelle est certainement le moyen le plus rapide de constater une carence ; elle peut être réalisée à l’œil nu avec des supports visuels idoines ou alors à l’aide d’applications appropriées. Cependant, cette méthode présente un double défaut : elle peut facilement prêter à confusion et elle ne permet de détecter une carence que lorsque celle-ci est déjà aiguë (et non plus juste latente).

Présentant les réserves disponibles dans un sol au moment considéré, l’analyse de sol est une autre possibilité d’évaluer l’approvisionnement en nutriments. Elle a néanmoins aussi ses limites, car elle ne considère pas la disponibilité effective des éléments. En effet, celle-ci peut être limitée par les facteurs suivants : interactions en présence dans la matière organique, valeur du pH, régime hydrique et activité racinaire.

Enfin, il existe l’analyse de plantes, qui, contrairement aux deux autres méthodes, est très précise. Elle requiert cependant un protocole d’échantillonnage strict, comprenant une description détaillée du stade de développement de la plante ainsi que de la partie prélevée. De plus, il convient de noter qu’elle ne donne qu’une image momentanée de la situation.

Interactions et besoins particuliers

Une fois tous les résultats des analyses et autres études obtenus, il est possible de nourrir les plantes en conséquence. Ce faisant, il est cependant important de tenir compte des interactions entre les nutriments. Par exemple, un excès de phosphore peut provoquer une carence en zinc, ou alors, la chaux fraîchement épandue peut bloquer l’absorption de manganèse. Par ailleurs, les besoins en éléments nutritifs varient selon les cultures considérées : un même nutriment sera « essentiel » pour certaines plantes et « utile » pour d’autres. Il en va ainsi pour le riz par exemple, qui ne peut continuer à croître sans silicium. Enfin, il ne faut pas négliger un point important : selon la loi de Liebig, la croissance d’une plante est limitée par l’élément assimilable dont la concentration est la plus faible. 

Notre conseil

Recommandations du conseiller technique

Recourir à un engrais composé permet d’éviter de commettre de graves erreurs en matière de fumure. On peut notamment appliquer l’engrais foliaire Photrel Pro. Contenant de nombreux micronutriments, ce dernier aide à prévenir une carence latente en certains éléments.

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