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Production végétale

Une mauvaise année pour les nuisibles et les auxiliaires

La météo capricieuse de l’année 2021 est un sujet rebattu, et pour cause : elle a mis à rude épreuve les agriculteurs·trices. Elle a aussi perturbé les essais avec des auxiliaires en arboriculture. Ainsi, les insectes utiles et les ravageurs se sont comportés différemment.

La punaise des fleurs (Anthocoris nemoralis)est utile, car elle se nourrit en prédatrice des psylles du poirier. 

La punaise des fleurs (Anthocoris nemoralis)est utile, car elle se nourrit en prédatrice des psylles du poirier. 

(Agroline)

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Agroline

En 2021, Agroline Bioprotect a réalisé de nouveaux essais avec des auxiliaires en étudiant leur aptitude à décimer les organismes nuisibles dans les cultures fruitières. On a par exemple lâché des trichogrammes (Trichogramma cacœciae) dans un verger de pommiers pour lutter contre la mineuse cerclée, ou des Anthocoris nemoralispour lutter contre le psylle du poirier. Les pucerons lanigères du pommier ont été quant à eux combattus dans une plantation au moyen de forficules (Forficula auricularia).

Un début tardif au printemps

Le printemps froid s’est remarqué à la capture des papillons de la mineuse cerclée : normalement, ces nuisibles sont attrapés au fur et à mesure dans des pièges à phéromones. Toutefois, les températures basses ont eu pour effet de synchroniser leur développement. Pendant une longue période, les pièges n’ont rien donné. Puis, début mai, plus de 200 papillons ont été capturés en une fois dans un piège. Il était temps de lâcher les premières guêpes parasites. Des cartes contenant des œufs de l’auxiliaire ont été accrochées toutes les trois semaines dans des vergers de pommiers basse-tige. Une fois éclos, les trichogrammes ont parasité les œufs de la mineuse cerclée.

Dans un verger de poiriers, des Anthocoris nemoralisont été mis à contribution relativement tôt dans la saison. Il n’y a eu qu’un seul lâcher, pendant la floraison. L’objectif était d’étudier le développement de la population de psylles du poirier avec et sans auxiliaires. Lors de l’essai, on a renoncé aux autres mesures de protection. L’expérience a été répétée mi-mai avec des forficules.

Les pluies abondantes et les températures basses ont compliqué le déroulement des essais.

Un été trop froid pour stimuler l’activité

Les nombreuses précipitations et les températures basses ont compliqué le déroulement des essais, les organismes nuisibles et les auxiliaires étant moins actifs. Les trichogrammes, surtout, ont ralenti leur activité, jusqu’à ce qu’il fasse plus chaud vers la fin de l’été. Par conséquent, en 2021, cette mesure de lutte contre la mineuse tachetée ne s’est traduite que par un succès partiel. Du côté des psylles du poirier, on a aussi constaté une activité plus faible. Cependant, les Anthocoris nemoralissemblent avoir fortement réduit la population de psylles, surtout au début du traitement.

L’essai avec les forficules n’a pas donné de résultats probants, car la population de pucerons lanigères du pommier a fortement diminué tant sur la surface traitée que sur la surface témoin.

Une seule année d’essai ne suffit pas à tirer des conclusions. Les travaux seront poursuivis en 2022 afin de mieux définir le potentiel des auxiliaires dans les vergers.

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