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Technique agricole

Travail superficiel du sol

La technique de travail du sol très superficiel de déchaumage et d’incorporation des engrais verts apporte des avantages au niveau de la biologie des sols. Les machines servant à la réalisation de ces travaux sont nombreuses et fonctionnent de manière très différente.

L’incorporation de la végétation en surface favorise la vie du sol, la formation d’humus et offre de bonnes conditions de semis.

L’incorporation de la végétation en surface favorise la vie du sol, la formation d’humus et offre de bonnes conditions de semis.

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Actualisé le

Rédacteur, Revue UFA

Le sol se compose de différents horizons distincts, qui se caractérisent par une structure et une fonction bien définie. Le premier horizon, jusqu’à environ 5 à 6 cm de profondeur contient le plus de matière organique qui va se transformer en humus.

Si cette matière organique est enfouie en profondeur, la dégradation est rendue plus difficile en raison de conditions moins favorables et du manque de microorganismes appropriés dans cette zone.

Travail du sol superficiel

Le but de l’agriculture est de maintenir un sol fertile à long terme en limitant les adventices dans les différentes cultures. Le travail du sol très superficiel répond à ces exigences à différents points de vue. Le déchaumage ou l’incorporation des résidus et engrais verts dans les premiers centimètres permet de favoriser le taux de matière organique et de lutter contre les repousses dans la culture suivante. Cette technique réduit aussi le travail pour la mise en place de la culture, préserve les différentes couches du sol et améliore la portance. La régulation de l’équilibre hydrique est favorisée, de même que la protection contre l’érosion. A long terme, la méthode contribue à maintenir, voire à élever le taux d’humus. La réalisation d’un travail superficiel à une profondeur régulière nécessite des machines adaptées et de bonnes conditions de sol lors de l’intervention. Très couramment, une fraise rotative est employée pour « mulcher » les résidus et les enfouir superficiellement. D’autres machines sont équipées de dents en pattes d’oies pour un travail sur toute la surface ou fonctionnent avec un rotor à dents ou muni de houes.

Système à deux rotors

La Dyna-Drive fonctionne sans entraînement par prise de force et nécessite moins de puissance de la part du tracteur. Les dents du rotor avant transpercent et brisent la terre grâce au poids de la machine. Le second rotor tourne dans le même sens, mais trois fois plus vite, entraîné par chaîne par le premier rotor. « Grâce à la vitesse du second rotor, la terre est soulevée puis émiettée pour laisser à l’air les racines arrachées », explique Martin Nussbaum, collaborateur de l’importateur Meier Maschinen AG, à Marthalen. Un travail optimal nécessite une vitesse d’avancement comprise entre 11 et 16 km / h. De série, la machine est équipée d’un rouleau émietteur et peut travailler avec un rouleau Packer. « La Dyna-Drive peut être utilisée pour la mise en place de cultures intercalaires, mais également pour les cultures principales », poursuit Martin Nussbaum. Ce cultivateur est proposé dans des largeurs de travail de 2 à 5 m. « L’usure est moins importante en raison du temps de contact réduit entre les dents et la terre », conclut Martin Nussbaum. Et en un seul passage, la machine réalise un sol fin prêt pour un semis.

La matière organique doit rester dans la couche supérieure pour augmenter le taux d’humus.

Fraise rotative

Ce type de machine très polyvalente est souvent employé pour la coupe et le broyage d’engrais verts, de chaumes (paille ou maïs) ou encore de prairies. « L’incorporation de la matière organique dans la couche superficielle, jusqu’à environ 6 cm, appelée biofumigation, augmente l’activité du sol et le taux d’humus », affirme Ulrich Strauss, responsable de vente au Kuhncenter, à Niederweningen. Le modèle EL 162 - 300 Biomulch se distingue par un nouveau type de lames affichant un angle de 95°. Ce dispositif permet une coupe nette sans lissage. En travaillant toute la surface du sol, les couteaux tranchent aussi les racines des adventices et évitent leur prolifération. « Equipée de quatre roues de jauge frontales, cette fraise rotative Biomulch assure une profondeur de travail constante », explique Ulrich Strauss. Le capot arrière hydraulique permet de gérer l’émiettement ainsi que le mélange de terre et de matière organique. La boîte à vitesse Duplex composée de deux jeux de pignons permet d’adapter facilement la vitesse de rotation aux conditions.

Brassage en surface

Le Geohobel du constructeur autrichien Rath Maschinen travaille à une profondeur de 3 à 5 cm à l’aide d’un rotor muni de dents en forme de houes. En un passage, l’engrais vert ou les chaumes sont d’abord coupés puis mélangés à la terre. Les houes sont positionnées de manière à travailler avec le tranchant et éviter le lissage de la terre par le talon. « La faible vitesse de 150 à 200 tr / min du rotor permet un mélange homogène de la terre avec les racines et la matière organique en maintenant la structure grumeleuse. Le rouleau lisse rappuie le sol, ce qui limite l’apport d’oxygène. La diminution des pertes de carbone organique tend alors à réduire une minéralisation trop rapide », explique Ueli Zemp de Reductive Farming GmbH, à Büttisholz, importateur de la marque. Le rouleau lisse gère la profondeur de travail et maintient l’humidité en favorisant la décomposition de la matière organique.

Pour le contrôle de la profondeur de travail précis, le Geohobel est disponible équipé de roues de jauge latérales. « Ce type de travail du sol superficiel favorise des processus réducteurs de la matière organique, mais nécessite de comprendre le sol », poursuit Ueli Zemp en insistant sur le côté conservation et maintien de la vie du sol de la machine.

Dents pattes d’oie

Des machines à dents permettent aussi un travail superficiel, comme le cultivateur Karat 9 de Lemken équipé des nouvelles dents pattes d’oie KG/35. Les 11 dents d’une largeur de 35 cm et écartées de 27 cm sont disposées symétriquement sur trois rangées pour éviter les contraintes latérales. L’angle d’attaque faible et le recroisement sur plusieurs centimètres des pattes d’oie assurent une coupe nette sur toute la surface. La machine s’emploie aussi pour le déchaumage. « Ce cultivateur est doté en série d’un système de démontage rapide qui permet de changer facilement les socs », explique Karl Bühler, de l’entreprise Lemken. La profondeur de travail de 5 à 12 cm est réglée à l’aide du rouleau suiveur et/ou de roues de jauges. Le Karat 9 est disponible avec ou sans les disques placés avant le rouleau et équipé de sécurités à boulon ou Nonstop. Les dents pattes d’oie KG/35 existent en version carbure pour une meilleure résistance à l’usure.

« Pour un travail précis même à 2 cm de profondeur, le cultivateur hybride Koralin est particulièrement adapté», précise Karl Bühler. Par contre, en version de 6,60 m de largeur, cette machine de 7000 kg nécessite 230 à 330 CV.  

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