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Technique agricole

Paillage simplifié des logettes et couches profondes

Très souvent, la mécanisation permet de gagner du temps et d’éviter les tâches manuelles répétitives. Les systèmes de paillage des logettes ou de la couche profonde en sont le parfait exemple. Les machines portées à entraînement par la prise de force représentent un bon compromis.

Jean-Denis Monachon effectue le paillage des logettes des vaches laitières environ une fois par semaine. 

Jean-Denis Monachon effectue le paillage des logettes des vaches laitières environ une fois par semaine. 

Publié le

Rédacteur, Revue UFA

La plupart des modèles de pailleuses nécessitent un tracteur ou un télescopique, mais réalisent la distribution de la paille pour les bovins en peu de temps. De plus, l’utilisation de balles rondes ou carrées s’est généralisée et le plus souvent les deux types peuvent servir sur ces machines.

Types de machines

En recherchant une machine de paillage, on trouve des dizaines de fabricants. Et les types de machines sont presque aussi nombreux. Depuis les modèles hydrauliques à monter sur un télescopique parfaits pour le paillage de logettes, en passant par les machines portées à entraînement par la prise de force jusqu’au véhicules traînés ou automoteur. Des systèmes plus conséquents avec une machine fixée à un rail au-dessus des aires à pailler sont également disponibles. Pour le choix d’un système, il est primordial de planifier l’utilisation et de trouver une machine ou installation adaptée aux conditions de l’exploitation, comme la hauteur des portes d’entrée ou la largeur des passages. Pour Jean-Denis Monachon, agriculteur à Chapelle-sur-Moudon, la situation est claire : il faut une machine portée avec la possibilité de préparer de la paille longue et de la paille courte. « Une machine portée est nécessaire pour pailler les cultures de pommes de terre que nous gérons avec mon frère », explique Jean-Denis Monachon lors de la visite dans son étable. « Sur la machine Teagle que j’utilise depuis le mois de juin de cette année, je peux travailler en paille longue ou alors couper la paille en abaissant les couteaux », précise l’agriculteur.  

Paille longue, paille courte

Sur son exploitation, Jean-Denis Monachon distribue la paille en moyenne une fois par semaine. Sur la couche profonde des veaux, de la paille longue est soufflée depuis la fourragère. Tandis que les logettes des vaches laitières reçoivent de la paille qui, dans la machine, passe par les couteaux puis à travers un tamis situé entre le rotor hydraulique et le souffleur.

« Si l’on suppose qu’il peut y avoir trop de pierre ou de terre dans la paille, celle-ci sera utilisée plutôt sur une dérouleuse. Pour travailler avec une pailleuse, il faut absolument veiller à ne pas avoir de pierres dans la paille », relate Jean-Denis Monachon. « Et pour réaliser un bon travail et assurer un bon fonctionnement de la machine, la paille doit être bien sèche au champ déjà », poursuit l’agriculteur lors de la présentation de sa machine. Des pierres dans la paille peuvent causer des dégâts à la machine, mais elles sont aussi projetées avec la paille et peuvent atteindre les animaux si ceux-ci restent dans l’étable lors de la distribution de la paille. Ce risque est limité avec un système de pailleuse fixée sous un rail et avec lequel la paille ne fait que tomber par gravité.

« Avec une pailleuse, il faut absolument éviter les pierres dans la paille. »

Jean-Denis Monachon, agriculteur

Mécanique et entretien

Les pailleuses sont munies d’un ou deux démêleurs, sous forme de rotors, entraînés par un système mécanique, hydraulique ou par courroie. Même avec un système de couteaux, le hachage n’est pas aussi régulier et précis qu’une véritable coupe courte. Le principe de fonctionnement des pailleuses portées au trois-points reste assez semblable pour la plupart des modèles. Un système pousse la balle vers le démêleur, qui la défait pour transférer la paille vers une turbine entraînée par la prise de force puis vers la goulotte. La paille peut être soufflée soit à gauche ou à droite en pivotant la goulotte. Le paillage jusqu’à une distance de vingt mètres pour les modèles les plus puissants n’est pas un problème. Les machines prévues également pour la préparation de fourrage permettent de déposer celui-ci directement sur la table d’alimentation. L’entretien d’une pailleuse se limite à un minimum, c’est-à-dire au graissage et contrôles de l’usure. A cause de l’important développement de poussière, un boîtier de commande dans la cabine du tracteur est appréciable. « Avec la commande par Bluetooth, je n’ai pas de câbles ni de conduites dans la cabine, ce qui est particulièrement confortable », explique Jean-Denis Monachon.

Choix de la machine adaptée

Pour les pailleuses portées, la puissance nécessaire reste raisonnable. « Un tracteur de 75 CV arrive parfaitement à défaire les balles de paille », précise Jean-Denis Monachon. Le poids de la machine par contre n’est pas à sous-estimer, ainsi que le porte-à-faux. Outre le mécanisme pour défaire les balles, les constructeurs se différencient aussi par le système pour faire avancer la balle vers le rotor : tapis à chaînes ou fond mouvant spécial. Les pailleuses et les équipements sont très variables, c’est pourquoi une comparaison entre plusieurs machines est indispensable pour faire son choix. 

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