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Aide à l’entraide

En tant qu’entrepreneurs indépendants, les agricultrices et les agriculteurs suisses sont souvent soumis à des fluctuations de revenus imprévisibles. Pour y remédier, certains n’ont pas d’autre choix que d’exercer une activité annexe. Traveco Transporte AG propose des solutions dans ce domaine.

Jakob Meyer ( à droite ) discute avec l’agriculteur Ulrich Baumann pour planifier les derniers détails de la livraison à effectuer...

Jakob Meyer ( à droite ) discute avec l’agriculteur Ulrich Baumann pour planifier les derniers détails de la livraison à effectuer sur la ferme de ce dernier.

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ehemalige Mitarbeiterin UK fenaco

Traveco Transporte AG

Sécheresse estivale, comportement des consommateurs, cadre légal : les agricultrices et les agriculteurs suisses sont régulièrement confrontés à de nouveaux défis. Généralement, ils parviennent à les surmonter dans le cadre de leur activité quotidienne. Mais lorsque les changements imprévus se succèdent ou que les caprices de la météo durent plusieurs années, une activité annexe peut aider à compenser les pertes de revenus. Dans le cadre de son mandat de base, fenaco société coopérative soutient, via ses unités d’activité, cette « aide à l’entraide ».

Des connaissances techniques utiles à tous

Idéalement, l’activité annexe devrait être exercée dans un contexte proche de l’environnement de travail habituel afin que les personnes concernées puissent mettre à profit l’énorme bagage agricole dont elles bénéficient. Traveco Transporte AG, une unité d’activité stratégique de fenaco, permet justement aux agriculteurs de travailler en tant que chauffeurs à temps partiel. « En raison de leur grande affinité pour l’agriculture, nous sommes toujours très heureux de pouvoir mandater les chauffeurs qui travaillent chez nous à temps partiel pour approvisionner en direct les exploitations agricoles », explique Otti Häfliger, président de la Direction de Traveco. Les marchandises transportées sont généralement des fourrages, des œufs, des fruits et des carburants. « On n’approvisionne pas une ferme de la même manière qu’un magasin de village ou un site industriel. Nos chauffeurs issus du monde agricole connaissent très bien ces spécificités et réagissent spontanément aux changements et aux souhaits des clients sur place. »

Actuellement, deux collaborateurs qui travaillent l’été à l’alpage sont engagés chez Traveco pendant le reste de l’année. Treize autres chauffeurs travaillant à temps partiel chez Traveco exercent le métier d’agriculteur ( lire l’interview qui suit ). Ils sont actuellement en poste à Herzogenbuchsee, Sursee, Landquart et dans la région de Winterthour. La région Suisse romande pourrait aussi engager plusieurs chauffeurs à temps partiel. Un travail à temps partiel chez Traveco nécessite un permis de conduire de catégorie CE. Traveco propose des pourcentages d’activité de 20 % et plus. Chez Traveco, il est par ailleurs possible de travailler à l’heure en tant qu’aide-chauffeur ou chauffeur de remplacement. Le domaine d’activité des chauffeurs est très large et dépend des personnes intéressées : les trajets nocturnes, le travail les week-ends, pendant certains jours de la semaine et d’autres solutions individuelles figurent parmi les possibilités. Les collaborateurs à temps partiel transportent toutes sortes de marchandises, dont des aliments et des fruits, des denrées alimentaires pour Volg ainsi que des combustibles et des carburants, par exemple.

Prise en charge des coûts de formation continue

Indépendamment du degré d’activité de ses chauffeurs à temps partiel, Traveco prend à sa charge les coûts de la formation annuelle obligatoire prévue dans le cadre de l’ordonnance sur l’admission des chauffeurs professionnels ( OACO ). « L’encouragement du travail à temps partiel doit finalement être un avantage pour chaque partie. Chez fenaco, les agriculteurs peuvent exercer une activité annexe en bénéficiant d’excellentes conditions de travail. Traveco peut quant à elle s’appuyer sur des collaborateurs ayant une affinité marquée pour l’agriculture », affirme Otti Häfliger. L’engagement de personnel supplémentaire permet par ailleurs de décharger les collaboratrices et collaborateurs actuels. 

Un équilibre intéressant et un changement bienvenu

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Sven Roth  21 ans, agriculteur CFC, engagement à temps partiel : 30 %

Les agriculteurs Jakob Meyer et Sven Roth, qui travaillent à temps partiel en tant que chauffeurs pour Traveco, relatent leurs expériences dans cette interview.

Revue UFA : Pourriez-vous nous décrire brièvement votre exploitation ?

Jakob Meyer : Je gère un domaine de grandes cultures de 30 ha à Wiedlisbach (BE). En plus de cela, nous commercialisons en vente directe des œufs et des produits boulangers issus de nos cultures de céréales. Nous produisons sous le label IP Suisse.

Sven Roth : Je travaille à titre principal sur le domaine de mes parents à Beinwil (SO). Le domaine s’étend sur 53 ha de SAU et 20 ha de forêt. Nous élevons également des vaches laitières avec remonte à 820 m d’altitude, en zone de montagne 2.

Pourquoi avez-vous opté pour une activité annexe en plus de votre domaine agricole ?

J. Meyer : J’ai commencé à conduire des camions lorsque j’ai suivi une formation de chauffeur à l’école de recrues. En 1992, j’ai déposé une candidature spontanée auprès du VLG ( Verband Landwirtschaflicher Genossenschaften – organisation antérieure à fenaco ). Quelques jours plus tard, j’ai commencé à y travailler en tant que chauffeur. Mon temps de travail à l’extérieur a diminué peu à peu suite à l’agrandissement successif du domaine et à la reprise de ce dernier. Aujourd’hui je travaille à 20 % pour Traveco.

S. Roth : Comme je ne travaille pas à temps complet sur le domaine de mes parents, je trouvais logique d’exercer une activité à temps partiel. Le travail chez Traveco me change de mon quotidien d’agriculteur. Cela me donne par ailleurs l’occasion de circuler, d’utiliser de manière judicieuse le permis que j’ai passé à l’école de recrues et de suivre les cours de formation continue OACO.

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Jakob Meyer ( à gauche ) et Sven Roth ( à droite ) aiment les véhicules à moteur, que ce soit dans le cadre de leur travail à temps partiel ou à la  ferme. 

Quel type d’activité à temps partiel est envisageable à vos yeux ?

J. Meyer : Disposant du permis de conduire poids lourd, je n’imaginais pas pratiquer une autre activité. Traveco m’a par ailleurs toujours permis d’adapter mon taux d’activité à mon travail d’agriculteur.

S. Roth : Ayant suivi une formation d’agriculteur, j’aurais aussi pu travailler dans l’agriculture. Cela aurait toutefois impliqué des taux d’activité nettement plus élevés ou des engagements prolongés pendant plusieurs semaines, ce qui aurait été incompatible avec le travail que j’exerce sur le domaine parental.

Qu’est-ce qui vous a le plus motivé à travailler à temps partiel en tant que chauffeur chez Traveco ?

J. Meyer : Mon travail de chauffeur est un facteur d’équilibre et me change de mon quotidien d’agriculteur. J’apprécie le fait de pouvoir aller chez des paysans, de les rencontrer et d’apprendre toujours quelque chose de la part de mes collègues agriculteurs. Les trajets que j’effectue en camion sont très variés : je roule sur l’autoroute, en ville et je sillonne régulièrement la campagne, parfois dans des régions qui sont éloignées de tout.

S. Roth : Ce sont les chauffeurs qui livrent régulièrement des aliments dans notre ferme qui m’ont fait connaître Traveco. Ce sont eux qui m’ont recommandé de me présenter. Livrer des aliments chez des collègues est un métier qui me plaît énormément. Chez Traveco, j’ai la possibilité de ne travailler que certains jours de la semaine et je n’ai pas besoin d’effectuer des livraisons dans les villes, où les bouchons sont un problème chronique.

Quels sont vos horaires en tant que chauffeurs ?

J. Meyer : En règle générale, je travaille un jour par semaine. Habituellement, je téléphone le lundi à mon responsable logistique et planifie avec lui mon travail pendant la semaine en cours. Dans la mesure du possible, mon supérieur tient compte de mes souhaits. En échange, je suis à la disposition de mon employeur pour effectuer des transports sur demande, pour autant que cela soit compatible avec mon travail sur l’exploitation.

S. Roth : Je travaille toute l’année à raison d’un à deux jours par semaine, généralement le lundi.

A quoi ressemble votre quotidien durant la semaine avec un travail à l’extérieur ?

J. Meyer : Si je n’avais que des grandes cultures, la planification ne poserait aucun problème. Comme je pratique la vente directe, je planifie mon activité externe après en avoir discuté avec mon épouse. Lorsque je roule pour Traveco, c’est elle qui me remplace à la ferme et qui se charge d’approvisionner notre clientèle. Mon père s’occupe généralement des poules pondeuses et des œufs.

S. Roth : Mon père travaillant à plein temps à la ferme, je n’ai pas spécialement besoin de m’organiser. En été, la récolte des fourrages sur le domaine est une période de travail intensive qui peut parfois poser problème. En avertissant mon employeur assez longtemps à l’avance, j’arrive cependant à décaler mes jours de travail. J’apprécie beaucoup la flexibilité dont Traveco fait preuve dans ces circonstances.

Que conseillez-vous aux productrices et aux producteurs qui envisagent de se lancer dans une activité accessoire ? A quoi faut-il être particulièrement attentif ?

J. Meyer : Je recommande à toutes les personnes intéressées de prendre contact avec leur employeur potentiel pour évoquer les solutions envisageables. En ce qui me concerne, le travail de chauffeur est une activité idéale pour générer un revenu supplémentaire.

S. Roth : Le travail à la maison ne doit pas pâtir de l’activité accessoire. Parfois, le trop est l’ennemi du bien. Lorsque les discussions en famille ou entre conjoints montrent qu’une activité annexe serait envisageable en termes de temps et d’organisation, il s’agit d’une solution idéale.

S’annoncer pour un travail à temps partiel chez Traveco

Les agricultrices et les agriculteurs intéressés peuvent envoyer par e-mail un bref curriculum vitae avec photo, copie de leur permis de conduire ( au moins catégorie C ) et de leur carte de conducteur ( pour autant que cette dernière soit disponible ) avec la mention « Revue UFA » à Job@traveco.ch. Prière de mentionner le pourcentage de travail envisagé et les jours de travail externe possibles.

Les candidatures par poste sont à envoyer à l’adresse suivante :  Traveco Transporte AG,  Activité annexe pour agriculteurs,  Kornfeldstrasse 4,  6210 Sursee

Auteure   Sarah Sinn,  Revue UFA, 8401 Winterthour

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