Production animale

Economie au niveau des aliments

Dans l’engraissement porcin, les progrès réalisés dans les domaines de l’élevage, du mode de garde et de l’affouragement sont énormes. Depuis 1958, les producteurs porcins affouragent 1.5 kg d’aliments en moins par kilo de poids mort, voire 4 kg d’aliments en moins par kilo de viande maigre ! Cela a permis d’économiser au moins 370 000 t d’aliments et plus de 50 000 ha de surface fourragère.

Une grande charge de travail, des teneurs en nutriments peu précises et un stockage complexe. Pour des motifs de rationalisation, à partir des années 80, les mélanges à la ferme ont été en grande partie supplantés par des aliments complets optimisés.

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Leiter UFA-Marketing

Série 60 ans: engraissement porcin

Il y a 60 ans, la quasi-totalité des exploitations détenaient quelques porcs pour mettre en valeur les sous-produits ou les restes de cuisine. Les bastions de la production porcine sont les cantons de Lucerne, de Berne, de Thurgovie et de Saint-Gall.

Complémenter correctement les fourrages produits sur l’exploitation

Autrefois, la ration était compliquée, comme le démontre un document datant de 1965 utilisé par UFA pour le conseil aux producteurs: les agriculteurs fabriquaient alors euxmêmes leurs mélanges à base de céréales, de son de blé et de farine d’herbe. Seuls les concentrés protéiques étaient achetés.

Dans les années 70, l’attention des chercheurs d’UFA s’est focalisée sur le développement d’aliments couvrant idéalement les besoins des animaux, avec de nombreux tests à la clé.

Saviez-vous que…

… les gains de productivité réalisés dans la production porcine suisse entre 1958 et 2018 ont permis d’économiser 370 000 t d’aliments et plus de 50 000 ha de surface fourragère ?

… le prix par kilo de poids mort perçu en 2017 par les éleveurs de porcs est inférieur de 25 % à celui qu’ils touchaient en 1966 alors que le prix de la viande de porc a doublé pour les consommateurs durant cette même période?

… que les quelque 285 essais d’engraissement porcin effectués à UFA-Bühl ont permis d’apporter d’innombrables améliorations dans le domaine de l’affouragement ?

… que l’effectif moyen par détenteur de porc d’engraissement est passé de 10 à 220 unités ?

Développement de la production animale

Durant la période au cours de laquelle l’agriculture a connu un essor important, la production s’est intensifiée dans tous les secteurs: augmentation de la production laitière, création des premières exploitations d’engraissement bovin affourageant du maïs, production professionnelle d’œufs et grandes exploitations porcines nécessitant une augmentation des importations de fourrage. En Suisse, la production carnée a augmenté de près de 30 % entre 1975 et 1985. En 1979, les pouvoirs politiques ont mis un frein à cette évolution avec l’ordonnance sur les effectifs maximaux. A la suite de l’entrée en vigueur de cette ordonnance, les effectifs par exploitation ont été limités à 1000 porcs d’engraissement et à 150 truies. Suite à cela, des grandes exploitations ont abandonné la production alors que d’autres ont été transformées ou ont réduit leurs effectifs. L’interdiction frappant la construction de nouvelles porcheries a empêché le remplacement des volumes de production libérés. Les pouvoirs politiques ont ainsi volontairement cherché à freiner, de façon massive, l’évolution des structures.

Des stimulateurs de croissance aux programmes labellisés

Cette période a également été celle des stimulateurs de croissance. Certains produits tels que l’Avotan, le Bayonox, la Flavomycine avaient un effet positif sur le métabolisme ainsi que sur la flore intestinale et contribuaient à améliorer la rentabilité de la production animale. Cette confiance totale dans le progrès a été suivie par un retour de balancier dans les années 80, avec l’avènement de la production labellisée. Outre la sortie en plein air destinée à favoriser le bien-être animal, le renoncement aux stimulateurs de performances antimicrobiens (SPA) a été un pilier important des premiers programmes labellisés. UFA et Anicom ont joué un rôle pionnier, dès 1987, en lançant le label « AgriNatura », avant que ce programme soit copié et intégré dans les années 90 par les grands distributeurs avec Naturaplan et M-Sano d’abord, puis IP-Suisse, précédant ainsi l’interdiction totale des SPA en 1999.

Réflexion qualitative

Parallèlement à cela, concernant la viande de porc, l’approche qualitative s’est également imposée. La Suisse a joué un rôle pionnier en introduisant l’indice de qualité de la graisse au début des années 90. Pour que la graisse présente une bonne consistance et une bonne stabilité à l’oxydation, les graisses contenant une part élevée d’acides insaturés ont dû être bannies de l’affouragement. La part des composants tels que l’herbe séchée, le maïs, voire l’orge légère a dû être fortement limitée. En ce qui concerne les aliments, l’approche qualitative a également été renforcée. En introduisant les premiers expandeurs en 1993 à Sursee et en 1995 à Lenzburg, UFA a réalisé une avancée technologique importante et a également été un pionnier au niveau européen. Les essais de précision réalisés à UFA-Bühl ont confirmé que cette percée technologique se traduit par des performances plus élevées et des coûts d’affouragement inférieurs (graphique 3).

Réduction massive des coûts d’affouragement

A la lecture du document UFA évoqué plus haut, force est de constater que l’engraissement porcin se pratiquait alors selon la devise « c’est l’œil du maître qui engraisse le porc ». Aujourd’hui, les engraisseurs porcins modernes saisissent de nombreuses données en temps réel à l’aide de leur smartphone ou les font inclure automatiquement dans leurs dépouillements d’engraissement, ce qui leur permet de se situer par rapport aux autres et de savoir dans quels domaines des améliorations sont encore envisageables. A UFA-Bühl, 285 essais consacrés aux porcs d’engraissement et portant sur diverses recettes d’aliment, des nouvelles matières premières ou additifs, les effets du type de structure et du degré de mouture des aliments sur les animaux, etc. ont fait l’objet d’analyses et de comparatifs approfondis. Les aliments UFA sont exclusivement élaborés à partir de produits qui ont un impact positif avéré dans le cadre des conditions de production suisses et qui contribuent ainsi au succès des détenteurs de bétail. Via les essais réalisés avec les prébiotiques et les probiotiques, UFA-Bühl a créé les bases nécessaires à l’élaboration de nouveaux aliments sûrs, avant que les stimulateurs de croissance antimicrobiens soient interdits. L’optimisation des aliments a contribué à la réduction constante des coûts d’affouragement dans l’engraissement porcin, en association avec la génétique, la gestion politique des prix des céréales et les améliorations apportées dans le domaine du management. Les engraisseurs n’ont malheureusement pas pu bénéficier de cet avantage et de divers atouts qu’ils ont très rapidement perdu au profit des acheteurs. Alors que les prix de la viande de porc ont plus que doublé dans les magasins depuis les années 60, les prix au producteur ont tendanciellement diminué. Par chance, les marges brutes par porc de boucherie sont restées relativement stables au fil des ans. 

60 ans d’engraissement porcin

Notre deuxième article sur les 60 ans d’UFA met en avant l’évolution dans l’engraissement des porcs.

Les prestations d’UFA en faveur des engraisseurs de porcs

• Vaste assortiment d’aliments en qualité standard, NPr et bio  • Concentrés à base de substances actives et spécialités  • Conseil compétent dans le domaine de l’affouragement  • Gorets d’engraissement UFA 2000  • Prestations Anicom  • Dépouillements d’engraissement  • Bilans nutritif, bilans import-export

AuteurSamuel Geissbühler, membre de la Direction et responsable du marketing UFA SA, 3360 Herzogenbuchsee

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