category icon

Production animale

Précautions lors de la récolte

Suite à l’extensification des surfaces, prairies et pâturages, les plantes toxiques ont tendance à proliférer de plus en plus, surtout si la première coupe a lieu tard, forcée par les influences de la météo et de la végétation. Lors d’une utilisation tardive des prairies, plusieurs plantes peuvent être ensemencées, dont certaines indésirables comme le colchique et le séneçon jacobée, qui peuvent alors réapparaître.

Le colchique en fleur en automne. Cette plante toxique ne forme les feuilles et la capsule avec les semences fertilisées que l’année su...

Le colchique en fleur en automne. Cette plante toxique ne forme les feuilles et la capsule avec les semences fertilisées que l’année suivante.

Publié le

Actualisé le

Responsable de la division des fourrages, de la literie et des sels, fenaco GOF

Plantes toxiques en augmentation

Le colchique est une des plantes les plus toxiques que l’on puisse trouver dans une prairie, il devrait donc pouvoir être identifié à coup sûr par les détenteurs d’animaux. Le colchique arrive souvent de manière sournoise dans le cadre du processus de récolte du foin, puisque, à ce moment-là, il est généralement recouvert par les graminées et d’autres plantes. Après avoir été séchée ou ensilée, cette plante, tout comme le séneçon jacobée, conserve son effet toxique dû à l’alcaloïde colchicine.

Les plantes toxiques n’agissent pas toutes de la même manière sur chaque espèce animale. Chez les chevaux et les animaux de rente, l’empoisonnement est principalement causé par du foin récolté tardivement, suite à l’ingestion de graines et de feuilles. Le phénomène est moins marqué lors de l’ingestion de fleurs en automne. Le danger est particulièrement élevé lors de la première mise à l’herbe au printemps, lorsque les animaux sont avides d’herbe fraîche, ou avec de jeunes bêtes inexpérimentées.

alt_text

Le séneçon jacobée se retrouve également sur les surfaces extensives qui ne sont pas fauchées régulièrement.

Colchique

Par le passé, cette plante toxique était soigneusement arrachée dans toutes les prairies. Or, depuis quelques années, elle se développe à nouveau et affiche une présence acccrue. Le colchique croît dans des endroits humides, ensoleillés et maigres. Il s’agit généralement de surfaces favorisant la biodiversité.

Cycle biologique

Le lilas apparaît en automne. Après la fertilisation, cette plante se retire dans le sol pour l’hivernation. Le vieux tubercule meurt, puis il est remplacé par un nouveau. Début mai, les feuilles et la capsule avec les semences fertilisées à l’automne apparaissent. Une coupe tardive, après la mi-juin, a pour conséquence un épandage des graines mûres. La jeune plante ne fleurira toutefois que dans sa quatrième année, entre le mois d’août et novembre.

Lutte au printemps

En principe, le colchique peut être réprimé par une coupe précoce et fréquente, ainsi que par une fertilisation adaptée qui renforce les graminées. Dans les endroits qui ne peuvent pas être intensifiés (zones protégées ou interdites de fertilisation), la plante, avec son tubercule, doit être arrachée avant la maturité des graines.

Séneçon jacobée

Une utilisation extensive des pâturages favorise son développement. La plupart du temps, les animaux évitent le séneçon jacobée lors de la pâture. Les graines du séneçon arrivent donc facilement à maturité en l’absence de soins conséquents au pâturage et de coupes régulières de nettoyage. Durant la deuxième moitié de la saison de végétation, la concurrence en déclin de la vieille couche herbeuse favorise la germination de la plante toxique. Dans les pâturages pour chevaux, la propagation du séneçon jacobée est soutenue par un piétinement plus intensif et constitue donc un problème récurrent pour les détenteurs de chevaux.

Lutte

La mesure de lutte la plus importante, qui en même temps empêche la migration non désirée du séneçon jacobée, consiste en des soins préventifs aux prairies. Un sursemis précoce lors de la formation de trous, une utilisation adaptée à la croissance, que ce soit par une pâture ou une fauche, ainsi qu’un traitement plante par plante à l’aide d’un herbicide approprié favorisent une couche herbeuse dense. n

AuteurJürg Burren, Responsable du secteur fourrages, litières et sels, fenaco GOF, 3001 Berne

Offres lecteur

Offres lecteurs

Commandez dès maintenant l'une de nos offres lecteurs.

Commander ici

Ce site utilise des cookies.

Certains de ces cookies sont essentiels, tandis que d'autres nous aident à améliorer votre expérience en vous donnant un aperçu de la manière dont le site est utilisé.

Pour des informations plus détaillées sur les cookies que nous utilisons, veuillez consulter notre Déclaration de confidentialité.