Production végétale

La stabilité des mélanges est primordiale

De longues périodes de sécheresse ou de pluie constituent un défi pour la production de fourrage de base. En effet, qu’y a-t-il de pire qu’un fenil ou un silo vide quand il faut affourager tout un troupeau de vaches ? Mais comment réagir à ces conditions météorologiques difficile lorsqu’on souhaite continuer à produire du fourrage de base en quantité suffisante ?

Un mélange stable assure de bons rendements.

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Semences UFA

Cultures fourragères

Une chose est claire: il n’existe pas et il n’existera jamais de recette miracle valable pour toutes les exploitations. En revanche, plus un mélange est appelé à être utilisé longtemps à un endroit et plus sa composition est importante ! Les résultats d’essais de longue durée menés par Semences UFA montrent clairement que les meilleurs rendements sont obtenus avec des mélanges de composition variée. Il ne suffit pas que la sécurité des cultures s’en trouve augmentée. Il est au moins aussi important que le mélange soit adapté au site et au type d’utilisation. Dans le cas de mélanges pour prairies artificielles de longue durée, tous les autres critères de sélection entraînent obligatoirement des rendements plus faibles. Dernier point et non des moindres, le moment et le mode de semis jouent un rôle décisif pour le succès ou l’échec d’un mélange. On se fera encore d’amers reproches des années après pour avoir semé des mélanges ayant levé de façon lacunaire.

Planification des sursemis

La sécheresse (bise) pose aussi des problèmes au printemps pour les sursemis. On peut obtenir de bons rendements en réalisant les sursemis début septembre. La concurrence avec les graminées en place est alors plus faible et les plantules disposent en général de suffisamment d’eau grâce à la rosée. Il sera ainsi possible de réaliser un rendement plus élevé au printemps suivant.

Le lit de semence est crucial

Le choix du mélange conditionne le résultat des années suivantes. Il doit donc être fait avec soin. Les mélanges de longue durée sont les plus délicats lors du semis parce qu’ils contiennent du pâturin des prés, une herbe à croissance lente. Dans un mélange, le pâturin rend le couvert végétal plus résistant au piétinement. Ce n’est que si le couvert végétal est dense qu’il pourra réprimer les adventices, comme les pissenlits, les renoncules, le pâturin commun, etc. sur le long terme, et que les rendements seront stables. Pour que le mélange dispose de bonnes conditions de levée, il faut un lit de semence grumeleux et bien préparé, un semis effectué avec précision et un très bon rappuyage. Pour des mélanges de longue durée, il est fortement conseillé de laisser d’abord lever les repousses de céréales et d’attendre qu’une longue période pluvieuse soit annoncée avant de semer.

Faire preuve de patience

Il est souvent intéressant d’attendre fin août, début septembre avant de semer, plutôt que de viser un rendement élevé l’année même du semis. Un semis tardif augmente les chances d’une bonne levée. Il est important de pouvoir encore effectuer une coupe de nettoyage. Le pire serait de semer avant un orage auquel succéderait une période sèche. On peut alors être sûr que le mélange lèvera avant de dessécher par la suite. C’est dans les 20 premiers jours suivant la levée que les plantules sont le plus sensible. Et pas seulement à la sécheresse, mais aussi à un fort ensoleillement. En août, la température peut atteindre 50° C dans l’après-midi aux emplacements exposés en plein soleil. Il n’en faut pas plus pour griller littéralement les fragiles plantules. Même une irrigation ne permettra pas d’y remédier ! Ne pas oublier qu’en période de pluie, les limaces peuvent causer de graves dégâts en peu de temps.

Le ray grass, oui mais…

Dans la production de fourrage de base, l’objectif consiste en principe à obtenir un fourrage très riche en énergie. Le ray-grass est la graminée la plus riche en sucre et convient parfaitement. Il fournit un fourrage de très bonne qualité dans les zones fourragères suffisamment arrosées et est adapté à une utilisation intensive. Tous les emplacements ne sont de loin pas idéaux pour le ray-grass, d’une part parce qu’il ne résiste pas au gel en altitude dans les endroits où le climat est rude et, d’autre part, parce que son rendement chute rapidement dans les zones sèches.

Tolérance à la sécheresse

Pour les zones sèches, il faut préférer les mélanges contenant de la fétuque élevée, comme UFA Helvetia HS. Au stade initial, les nouvelles sélections de fétuque sont quasiment identiques au ray-grass anglais et conviennent à une utilisation intensive. Elles lèvent un peu plus lentement que le ray-grass, mais bénéficient d’un enracinement plus profond et produisent du fourrage plus longtemps en période de sécheresse. Elles résistent également mieux que le ray-grass aux courtes inondations.

Un multitalent

Dans les zones humides, en lisière de forêt ou en altitude, UFA Swiss HS présente de très bonnes qualités d’adaptation grâce à sa composition variée. Ce mélange peut très bien convenir à une prairie de longue durée. UFA Swiss HS est polyvalent et, grâce au dactyle et au vulpin, arrive à se développer sur des sites moins propices. UFA Swiss HS produit régulièrement des rendements maximum. Il convient très bien au système de fauche-pâture.

Pour les producteurs qui désirent un mélange dominé par le ray-grass et qui soit destiné à des zones fourragères, UFA 420 est toutefois une alternative à UFA 440 HS.

Queen Gold et Structure Extra

Dans les mélanges trois ans, UFA Structure Extra est un mélange qui contient en plus du ray-grass hybride. UFA Queen Gold, qui est aussi très prisé, est quasiment identique à UFA 330 avec un peu de luzerne pour résister à la sécheresse. Il n’est pas considéré comme un vrai mélange de luzerne et doit être géré comme UFA 330. Il convient de respecter les mêmes principes que pour d’autres mélanges: ne pas faucher trop court et ne pas épandre de lisier lorsqu’il fait trop chaud. Selon le type d’emplacement, UFA 330 peut accroître fortement la proportion de luzerne. Il est important que le pH du sol soit au moins de 6,5. 

Pastor

Ce nouveau trèfle violet, originaire des prairies du Jura, est mieux adapté au pâturage que le trèfle violet ordinaire. Sa taille est inférieure à celle du trèfle violet traditionnel. Dans les prairies pâturées, il subsiste plus longtemps dans le couvert végétal. Il résiste par ailleurs mieux à la sécheresse, est plus endurant et procure des rendements plus stables. Dans les mélanges UFA 40 AR Pastor HS et UFA Premium Pastor HS, il se développe bien.

Auteur   Mike Bauert, Semences UFA, 3421 Lyssach

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