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Gestion

La direction situationnelle des collaborateurs

Les agriculteurs doivent tellement s’investir dans leurs activités quotidiennes qu’ils n’ont quasiment pas le temps de diriger activement leur personnel. Il vaut cependant la peine de réfléchir à la façon dont on conduit son personnel. Les efforts consentis dans ce domaine sont en effet souvent récompensés et aident à fidéliser les collaborateurs.

La reconnaissance, les félicitations et la compréhension motivent les collaborateurs et leur donnent envie de travailler.

La reconnaissance, les félicitations et la compréhension motivent les collaborateurs et leur donnent envie de travailler.

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Un agriculteur autoritaire considérera que ses collaborateurs ne sont que de simples exécutants qui doivent se soumettre à ses ordres. En mettant son équipe sous pression, il incitera ses collaborateurs à y opposer une résistance ou à développer un sentiment d’indifférence. Les patrons autoritaires cherchent à avoir toujours le dernier mot et ont du mal à autoriser l’émergence d’avis différents. Dans l’agriculture, on constate que les styles autoritaires sont assez fréquents, bien que sous une forme assez atténuée. On entend par exemple souvent l’affirmation suivante : « Avec mon personnel, je dois parler comme ça, de toute façon, ils ne comprennent rien d’autre. La direction situationnelle est un terme qui ne veut rien dire pour eux. » Les agriculteurs ayant euxmêmes été fréquemment dirigés de manière autoritaire au cours de leur formation, il arrive souvent qu’ils perpétuent ce style de conduite du personnel par la suite.

Direction situationnelle dans l’agriculture

  • Vous informez votre équipe à temps et en détail de vos plans. 
  • Vous accordez une liberté de décision aux collaborateurs qualifiés.
  • Vous ne privilégiez pas certains collaborateurs plutôt que d’autres. 
  • En cas d’erreur, vous ne critiquez pas la personne mais la prestation. 
  • Vous louez les efforts particuliers consentis par les collaborateurs. 
  • Vous êtes attentifs aux préoccupations de vos collaborateurs.

Donner envie d’accomplir

« Maintenant, il faut que je fasse la chose X », se dira un collaborateur dirigé de manière autoritaire. Il ne travaillera alors que sous la pression. Or il serait nettement préférable qu’un collaborateur travaille en se disant : « Je vais maintenant faire la chose X, parce que c’est important pour l’exploitation ( et pour moi ). » Un collaborateur ne doit pas se forcer à faire quelque chose, il doit vouloir le faire. Idéalement, il faut qu’il ait envie d’accomplir son travail de son propre chef. Le plaisir à travailler et l’envie d’être performant sont des sources de motivation interne qui se manifestent rarement en présence d’un style de conduite du personnel autoritaire.

Il est important de féliciter ses collaborateurs

La direction situationnelle est un mode de gestion du personnel qui tient compte des capacités individuelles de chaque collaborateur au moment de répartir le travail. Dans la liste de souhaits des collaborateurs, l’estime du chef d’exploitation figure aux premières places. Les collaborateurs souhaitent pouvoir participer à la répartition des tâches et ne pas être considérés comme de simples exécutants. Ils sont heureux de bénéficier d’une certaine marge de manœuvre et de pouvoir participer aux décisions. Outre le salaire, certains éléments de motivation immatériels comme la reconnaissance, les félicitations, le droit de participer aux discussions, la confiance et la compréhension jouent un rôle important. Cela permet aux collaborateurs d’avoir du plaisir à accomplir leur travail et d’avoir envie d’être performants.

Réduire le taux de rotation du personnel

Les collaborateurs engagés récemment ou issus d’un pays étranger et qui ont encore des problèmes de langue ou d’intégration, requièrent une attention particulière. Pour ces collaborateurs, la direction situationnelle revêt d’autant plus d’importance. Tout comme une fumure appropriée favorise de bons rendements, une méthode de direction appropriée favorise une meilleure efficacité du travail. La personne motivée est celle qui affiche l’état d’esprit suivant : « J’ai du plaisir à travailler, je me réjouis de surmonter des défis. » Plus un collaborateur a l’impression de faire partie intégrante de l’entreprise agricole au sein de laquelle il est engagé, plus il aura envie de s’impliquer.

L’agriculteur réalise les objectifs quotidiens et hebdomadaires en collaboration avec son équipe d’employés. Lors de la planification et de la répartition quotidienne du travail, chacun devrait avoir le droit de participer aux discussions. En dernier ressort, les décisions seront prises par le chef d’exploitation, sachant que c’est finalement lui qui est responsable de l’entreprise. Une bonne gestion du personnel permet de garder ses collaborateurs plus longtemps et de réduire le taux de rotation du personnel. Les collaborateurs motivés font preuve d’initiative, d’engagement, de dynamisme et d’enthousiasme. On dit qu’un collaborateur est motivé lorsqu’il s’efforce, de lui-même, d’atteindre le mieux possible ses objectifs de travail.

Sentiment d’appartenance

Lorsque les conditions de travail sont plus difficiles, un collaborateur qui sent qu’il est bien considéré par son chef aura le sentiment d’être reconnu et continuera à s’engager. La confiance et l’estime motiveront le collaborateur à faire davantage que « ce qu’on lui demande ». En félicitant son collaborateur, un patron incitera ce dernier à s’exprimer positivement à son égard. Les personnes à qui l’on exprime de la reconnaissance sont par ailleurs plus enclines à accepter des critiques lorsqu’elles commettent des erreurs.

Il ne s’agit pas seulement de promouvoir une cohabitation harmonieuse : l’agriculture n’est pas un zoo miniature pour animaux à caresser et les collaborateurs sont plutôt critiques, voire réfractaires, à une conduite du personnel trop laxiste. Chaque collaborateur souhaite avoir le sentiment de contribuer, par le travail qu’il accomplit, au succès de l’entreprise.

Les collaborateurs attachent beaucoup d’importance à ce que les travailleurs saisonniers et les collaborateurs à temps partiel soient traités comme les autres et s’efforcent de les intégrer au sein de l’équipe de travail. Les efforts consentis par un agriculteur qui opte pour une méthode de direction situationnelle sont payants : il parvient à fidéliser les collaborateurs qui travaillent bien et à les engager pour la saison suivante. Traiter les collaborateurs comme s’ils faisaient partie de la famille aide à renforcer le sentiment d’appartenance à l’exploitation. 

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