Les épizooties telles que la fièvre aphteuse, la fièvre catarrhale ovine (FCO ou « maladie de la langue bleue ») et la dermatose nodulaire contagieuse (ou « lumpy skin disease » en anglais) représentent un risque économique en Suisse aussi. En effet, la circulation internationale des marchandises et des animaux accroît le risque d’introduire certaines maladies sur le territoire. Les premiers foyers apparus en Europe ainsi que les cas de fièvre catarrhale enregistrés en Suisse ont montré que les mesures décrétées par les autorités (p. ex. zones de restriction ou abattages) peuvent avoir des conséquences financières importantes – y compris pour des exploitations dont le cheptel n’est pas touché.
L’assurance couvre les pertes de rendement, la valeur des animaux, les marchandises et les coûts.
En janvier 2026, Suisse Grêle a lancé une nouvelle assurance contre les épizooties affectant le bétail bovin. Quinze épizooties clairement définies sont assurées, dont la fièvre aphteuse, la dermatose nodulaire contagieuse, la fièvre catarrhale ovine (FCO 3 et 8), la maladie hémorragique épizootique (EHD) ainsi que le botulisme. L’offre s’adresse aux exploitations qui gardent des animaux tels que vaches laitières, vaches mères, bovins d’élevage ou d’engraissement. L’assurance est valable par site et par numéro BDTA pour l’ensemble du troupeau, calculé en unités de gros bétail (UGB). Par ailleurs, les bovins de l’exploitation assurée se trouvant sur des surfaces d’estivage sont automatiquement couverts.
Etendue des prestations de l’assurance
Reposant sur une indemnisation forfaitaire basée sur les montants assurés, l’assurance en question couvre les pertes de rendement, la valeur des animaux ainsi que les marchandises et les coûts, sachant que les montants assurés pour le rendement et la valeur des animaux sont fixés individuellement par UGB. Par ailleurs, une surassurance ou une sous-assurance allant jusqu’à 10 % est tolérée. Une décision officielle du vétérinaire cantonal constitue la condition préalable à toute prestation.
En cas de fièvre aphteuse, la perte de rendement est indemnisée pour une durée de douze mois.
En cas de fièvre aphteuse, la perte de rendement est indemnisée pour une durée de douze mois ; pour toutes les autres maladies assurées, la prestation est en règle générale limitée à environ quatre mois. Les indemnisations sont fixées forfaitairement par maladie et calculées en fonction du nombre d’UGB concernées.
Sont notamment assurés à titre complémentaire les pertes de fourrages ou de marchandises, les coûts liés à la main-d’œuvre, à la désinfection et aux interdictions de livraison de lait ainsi que les frais vétérinaires pour l’ensemble du troupeau (y compris les animaux survivants). Versées sur présentation de justificatifs, les indemnisations sont plafonnées à 10 % de la somme assurée du rendement et de la valeur des animaux, compte tenu des prestations des pouvoirs publics.
Délimitation par rapport aux pouvoirs publics
Faisant partie intégrante de l’assurance contre les épizooties, la valeur des animaux est assurée en complément des dédommagements versés par les pouvoirs publics. En cas d’épizooties définies, l’indemnisation par la Confédération et les cantons porte d’abord et surtout sur la valeur des animaux (à hauteur de 60 % à 90 %), les coûts d’abattage, d’élimination ou de désinfection n’étant pris en charge que partiellement.
Par ailleurs, les pouvoirs publics ne prévoient pas de dédommagements pour les pertes de rendement ou pour les surcoûts résultant de la mise en œuvre dans l’exploitation des mesures décrétées par les autorités. En particulier, ils n’indemnisent pas les pertes de fourrages et de marchandises, les coûts liés à la main-d’œuvre ou aux interdictions de livraison de lait ainsi que les frais vétérinaires supplémentaires ; ces éléments sont en revanche couverts par l’assurance contre les épizooties de Suisse Grêle.
Lorsqu’un dédommagement de ce type existe, Suisse Grêle verse en plus un forfait s’élevant à 20 % de la valeur assurée des animaux.
Pour les animaux morts ou abattus, l’assurance verse 100 % de la valeur assurée des animaux, pour autant qu’aucune indemnisation ne soit accordée par la Confédération ou le canton. Lorsqu’un dédommagement de ce type existe, Suisse Grêle verse en plus un forfait s’élevant à 20 % de la valeur assurée des animaux, indépendamment du montant versé par les pouvoirs publics
Primes et mise en perspective
Un exemple de prime montre que, pour une exploitation de 50 UGB avec des sommes d’assurance de 3000 francs pour le rendement et de 4000 francs pour la valeur des animaux (dans chaque cas par UGB), les primes annuelles peuvent s’élever à environ 1850 francs, hors droits de timbre.
En cas d’épizootie, l’augmentation des sommes assurées est exclue.
L’assurance contre les épizooties offre aux exploitations un moyen supplémentaire pour planifier et se protéger contre les risques, en particulier avant la survenance d’un événement sanitaire. Selon Suisse Grêle, dès qu’une épizootie est constatée dans le pays, l’augmentation des sommes assurées est en principe exclue et les nouvelles souscriptions sont susceptibles d’être limitées.







