Comme l’indique Proviande, la révision vise à préciser les limites d’âge pour certaines catégories de bovins. Elle fait suite aux expériences réalisées dans la pratique après le changement de système de détermination de l’âge intervenu le 1er janvier 2025. Depuis cette date, la classification des animaux de boucherie n’est plus basée sur le nombre de pelles, mais sur l’âge calendaire.
Le changement de système a globalement fait ses preuves, précise l’interprofession. Des retours issus notamment de l’engraissement extensif du bétail bovin et de l’engraissement au pâturage ont toutefois montré que certaines limites d’âge étaient trop restrictives. Après plusieurs mois d’application, la commission Marchés et pratiques commerciales de Proviande a réévalué la situation et constaté, en concertation avec les partenaires du marché, un besoin d’adaptation.
Les modifications se limitent, selon Proviande, aux catégories d’abattage et d’engraissement des taureaux et des bœufs. Aucune adaptation n’est prévue pour les autres catégories de bovins ni pour les ovins.
Nouvelles limites d’âge pour taureaux et bœufs
Concrètement, la limite d’âge pour les taureaux (Munis) de la catégorie MT est relevée de 241–540 jours à 241–600 jours. La catégorie MA regroupe désormais les taureaux (Munis) de plus de 600 jours. Jusqu’ici, elle concernait les taureaux de plus de 540 jours ainsi que les bœufs de plus de 730 jours.
Pour les bœufs, la catégorie OB passe de 241–730 jours à «plus de 240 jours».
Parallèlement, les pratiques commerciales figurant dans le tableau des prix hebdomadaires de Proviande sont adaptées. Les bœufs âgés de plus de 840 jours seront désormais facturés au prix des vaches.
Une adaptation liée aux réalités de production
Avec cette révision, il est tenu compte des réalités de la production, en particulier dans la production extensive de viande bovine, écrit Proviande. L’ancienne limite supérieure pour la catégorie des taureaux MT s’est révélée trop basse, tandis que la tranche d’âge des bœufs OB ne répondait pas suffisamment aux besoins de l’engraissement au pâturage.
L’interprofession souligne en outre que «la qualité de la viande des bœufs âgés correspond davantage à celle des vaches qu’à celle des taureaux plus âgés».
L’adaptation de l’OESC-OFAG entre en vigueur le 1er mars 2026.
sg








