La sécheresse aggrave la situation du fourrage et de l’eau dans de nombreux alpages. Dans bien des endroits, l’eau d’abreuvement et la pâture font défaut, écrit la Société suisse d’économie alpestre (SSEA). La seconde pousse de fourrage aurait notamment été fortement freinée par le manque de précipitations et les températures élevées.
Selon la SSEA, l’Office fédéral de l’agriculture a informé les cantons le 2 juillet 2026 que l’article 106 de l’ordonnance sur les paiements directs permet d’accorder des dérogations aux exigences de production. Il s’agit notamment de désalpes précoces et d’apports supplémentaires de fourrage à l’alpage, sans réduction des paiements directs.
Lorsque les exploitations principales souffrent davantage du manque de fourrage, les animaux peuvent aussi rester plus longtemps à l’alpage. Si la charge en bétail dépasse ainsi 110 % de la charge usuelle, les cantons peuvent, selon la SSEA, renoncer aux réductions. L’alpage doit toutefois disposer de suffisamment d’eau d’abreuvement et de pâture.
L’application de ces mesures relève des cantons. La SSEA recommande aux exploitations d’alpage concernées de clarifier les conditions auprès de l’office cantonal des paiements directs.
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